Le colombarium en projet depuis plusieurs années voit enfin le jour. Installé par l'entreprise Julien Rigotti d'Ugine, il répond aux demandes des crématistes de notre village et s'intègre heureusement dans le cadre de notre cimetière.
Je vous propose à cette occasion ce poème de Paul Eluard, pioché dans les Annales de Notre Dame de la Salette*:
Il y a toujours
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler, faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue, une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie, la vie à se partager.
Mourir
Penser à la mort,
Y penser simplement à la fin de la journée.
Elle n'est pas laide; elle n'est pas triste;
Grave seulement, entourée d'inconnu.
C'est la porte qui s'ouvre
Un peu plus tôt pour les uns,
Un peu plus tard pour les autres,
Sur le pays mystérieux, vers lequel nous allons tous.
*Ce rapprochement entre Paul Eluard, incroyant et une revue religieuse me rappelle l'attitude de ce poète lors de la publication de l'un de ses textes dans les pages des Cahiers du Rhône. Cette revue suisse dirigée par Albert Beguin qui accueillait les écrivains de la Résistance avait pour devise: " Dieu, premier servi ". Paul Eluard avait obtenu qu'elle ne figure pas sur la couverture de son recueil.
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