samedi 9 mai 2026

8-Mai à Saint-Nicolas-la-Chapelle et Flumet.

A Saint-Nicolas-la-Chapelle, à Chaucisse puis au chef-lieu.

 
De gauche à droite, Jean-Pierre Gantheil, cm; Jean-Luc Jiguet-Covex, premier adjoint; Airelle Magniat, cm; Ghislaine Joly, maire; André Joly, président des AC; en partie caché, Jean-Clude Brun, cm; Laurence Henrioux, deuxième adjointe; Antoine Ouvrier-Buffet, ancien OPEX, Daniel Ouvrier-Buffet, cm et qui a assuré les sonneries d'usages; Hervé Bougé, cm et qui a porté le drapeau.
 






La cérémonie autour du monument aux morts du chef-lieu a été précédée d'un dépôt de gerbe devant celui du hameau de Chaucisse, hameau qui a perdu dix * de ses enfants lors de la Première Guerre. Autour de Ghislaine Joly, maire et d'André Joly, président des anciens combattants, étaient réunis neuf participants, dont les deux adjoints et cinq conseillers municipaux. Une participation jamais vue depuis longtemps pour ce moment mémoriel dans le vallon de Chaucisse. Tous ont été rejoints au chef-lieu, par les drapeaux de la commune, ceux de Flumet et Notre-Dame-de-Bellecombre, le toujours fidèle Echo des Alpages, une délégation du Centre de Secours du Val d'Arly, une des anciens sapeurs-pompiers et d'un public relativement restreint. Ghislaine Joly et André Joly ont donné lecture des textes officiels, Jérémy Laveau, président des Anciens Combattants de Flumet, assuré le déroulement de la cérémonie et entonné La Marseiilaise, accompagné par quelques musiciens de la fanfare. L'appel des morts, Maxime Burnet-Fauchez, Louis Ouvrier-Bonnaz, Robert Ouvrier-Bonnaz, André Vouillon, Deuxième Guerre et Willy Gerfaud-Valentin, OPEX, a remis en avant ceux qui ont perdu la vie au service du pays.

* Le nombre de soldats, habitants de Chaucisse, tués lors de la Grande Guerre peut nous surprendre, sachons que le hameau comptait en 1911, 177 habitants répartis en 39 foyers et en 1921, 144 habitants répartis en 33 foyers. Les chiffres parlent. 

 

A Flumet.

La cérémonie a connu une belle participation du public, réuni autour de Jean-Christophe Grooset-Grange, maire, une première pour lui, et Jérémy Laveau, président des Anciens Combattants. En dehors de son déroulé traditionnel, elle a été marquée par l'hommage rendu à Joachim Ouvrier-Buffet, tombé sous les balles allemandes en 1940 à Clamecy. Son neveu, Antoine Ouvrier-Buffet, lui même ancien OPEX, a donné lecture d'un lettre relatant les derniers moments de ce héros, voir ci-dessous l'encadré déjà paru dans ces pages. Notons aussi, l'appel des morts, assuré avec émotion par deux très jeunes Flumerans.

 


 

 " Pour la Deuxième guerre mondiale un seul nom figure sur le Monument au Morts de Flumet, celui de Joachim Ouvrier-Buffet, fils de Constant et de Victorine Dumax, tous deux originaires de Chaucisse. C'est le 16 juin 1940 que Joachim Ouvrier-Buffet tomba sous les balles allemandes en défendant seul , au canon de 37, le pont de Bethléem à Clamecy, protégeant ainsi ses frères d'armes et en retardant l'avance des adversaires. Pris de revers il fut abattu d'une balle dans la tête, son courage et son héroïsme marquèrent l'officier allemand qui lui fit rendre les honneurs par ses hommes. Du quatre au huit juin il s'était déjà signalé par son courage et son dévouement lors de la défense des passages de l'Ailette et de l'Aisne. Croix de guerre avec palmes, sa citation à l'ordre de l'Armée est signée par le général Bridoux et fut lue par le maire de Flumet lors du rapatriement, le premier juillet 1948, de sa dépouille dans son village. Trois prêtres célébrèrent la messe en présence d'une grande foule et de douze délégations d'anciens combattants et au cimetière, le général Collignon qui était accompagné du Sous-Préfet d'Albertville, a dans son allocution comparé l'attitude de Joachim Ouvrier-Buffet à celle de Bayard au pont de Chiarigliano  ( Garigliano ), Louis Fol, originaire de Valleiry en Haute-Savoie, directeur d'école à Paris mais replié à Clamecy fut le témoin des derniers moments de notre héros et le 24 octobre 1943, ayant incidemment obtenu l'adresse des parents Ouvrier-Buffet, leur adressait une élogieuse et émouvante lettre saluant sa mémoire.Ce 8 mai, nous pourrons mettre sur son nom, un visage et une histoire. "


 












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