L'Echolatain.
lundi 23 février 2026
Emilie, en son métier et passion.
Emilie Grosset-Grange, habitante de Flumet, exerce son métier à Ugine, dans son atelier de la rue Léon Jouhaux. Rencontre.
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Emilie, avez-vous beaucoup de consœurs dans cette profession ?
Nous
ne sommes pas beaucoup dans le domaine automobile, dans le coin il y a
surtout des selliers spécialisés dans le nautique puisque le lac
d'Annecy n'est pas très loin. Les plus proches seront à Chambéry ou
Annecy.
Pourquoi avoir choisi ce métier ?
La
sellerie est un métier très créatif, chaque chantier sera différent car
on associe différents matériaux et différents coloris, il n'y a pas de
routine et ça me plaît énormément. De plus, je suis passionnée de
voiture et de moto donc pour moi ce n'est pas un métier mais plutôt une
passion!
Avant d'exercer, quel a été votre parcours scolaire ? Y-a-t-il des écoles spécialisées
J'ai
suivi un cursus général jusqu'à la fin du lycée, puis je suis partie en
mécanique automobile dans les véhicules de collection. J'ai ensuite été
à Romans-sur-Isère, à l'AFPA pour me former au métier de Sellier
Garnisseur. Il n'y a que quatre écoles en France, ce n'est pas un métier très
courant. Ce sont des
formations qui durent neuf mois, mais c'est neuf mois sur les machines, ce n'est
que de la pratique, rien de mieux pour apprendre un métier!
Beaucoup de vos clients viennent pour leurs voitures, leurs motos, quels types de voitures, de motos ?
Dans
l'automobile, je fais beaucoup de voitures de collection. Ça va de la
restauration complète où j'interviens sur tous les éléments de sellerie :
moquette, panneaux de porte, sièges, tableau de bord, ciel de toit... à
la simple réparation s'il y a un accroc sur un siège, par exemple. Pour
les motos, il n'y a pas de "type" en particulier, j'ai de tous les
modèles. J'interviens beaucoup sur les mousses mais aussi sur les
housses qui sont personnalisables et qui permettent donc de modifier le
look de chaque moto à l'image de leur propriétaire.
Viennent-ils de loin ?
Je
travaille beaucoup avec des personnes du coin mais aussi avec les clubs
automobile/moto. Mes clients viennent généralement de la Tarentaise, du
Beaufortain, du Val d'Arly, d'Annecy ou de la vallée de l'Arve.
A
l'origine, la sellerie est associée au cheval, avez-vous des passionnés
d'équitation ou des propriétaires de chevaux parmi vos clients ?
Pas
du tout, je n'ai vraiment aucune connaissance dans le domaine équestre.
En fait, mon métier c'est sellier garnisseur, pour les chevaux on dit
sellier harnacheur. La différence est minime, ce qui porte souvent à
confusion. Malheureusement, de nos jours il n'y a plus beaucoup de
sellier harnacheur, je trouve ça dommage car il y a beaucoup de demande!
Un souhait ?
J'espère pouvoir faire ce métier toute ma vie!
Une anecdote ?
Ce
ne sont pas seulement des chantiers, chaque véhicule a une histoire que
leur propriétaire souhaite refaire vivre. Mon travail permet de
personnaliser ou de redonner vie à des véhicules qui donnent à leur
propriétaire des souvenirs et du plaisir de rouler dans nos montagnes,
c'est passionnant. La sellerie, c'est la touche finale d'une
restauration!
Merci, Emilie.
40 rue Léon Jouhaux 73400 Ugine.
06 03 64 19 62
laselleriedemilie@gmail.com
Facebook: La Sellerie d'Emilie
Instagram: la_sellerie_demilie
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dimanche 22 février 2026
Bougez avec La Poste.
LES CONVOIS POSTAUX
Voté par le Grand Conseil en novembre 1927, le chantier de la route
Viège-Saas-Fee occupe la vallée dès 1928 jusqu’en 1951. Sentant la
modernité arriver, le photoreporter genevois Max Kettel (1902-1961)
accompagne la caravane des mulets de la poste et publie son reportage
dans «L’Illustré» en 1930. Il signe également le texte intitulé «Le
trafic muletier sur le chemin de Saas-Fee» dans lequel il conclue:
«c’est encore un peu du bon vieux temps qui s’en va...»
© Max Kettel
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