Chaque mois de janvier apporte à l'ancien facteur que je suis la lettre de nouvelle année du Président Directeur Général de La Poste. Habituellement, elle rejoint assez vite les vieux papiers après une rapide lecture en diagonale. Aujourd'hui, la froidure et les brumes avoisinantes ont fait que je me suis attardé sur ce chef d’œuvre de la langue de bois. Langue de bois car ce beau discours est depuis longtemps, chaque jour, démenti par les faits, fermetures de bureaux annexes qui deviennent dans le meilleur des cas, agences postales aux frais des communes; diminution des heures et des jours d'ouverture, installations de boîtes collectives au départ des chemins qui desservent des maisons écartées et souvent habitées par des plus de 60 ans, personnes auxquelles La Poste nous dit, de façon insistante et répétitive, son attention toute particulière ! Tout dernièrement, quelques centimètres de neige étant tombés en plein hiver dans notre Val d'Arly, les facteurs se sont vu interdire de prendre le départ et d'effectuer leurs tournées, les petits vieux chéris par La Poste attendront les beaux jours. Ces gens là sont reluqués parce que Monsieur le Président Directeur Général et ses seconds, y voient un marché. Marché que l'on force un peu, je m'éloigne de vous et si vous voulez retrouver mes services, passez à la caisse. Monsieur le Président Directeur Général, je ne vous souhaite pas une belle et bonne année, vos souhaits ne sont pas les miens.
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