Allons: je veux revoir mes
montagnes aimées,
Mes vallons caressés de brises embaumées,
Mes pics illuminés des premiers feux du jour,
Et mes bois, et mon lac aux vagues amoureuses,
Et ma rivière errante, et ses rives heureuses,
Et tout ce que j'aimais dans mon premier amour.
Mes vallons caressés de brises embaumées,
Mes pics illuminés des premiers feux du jour,
Et mes bois, et mon lac aux vagues amoureuses,
Et ma rivière errante, et ses rives heureuses,
Et tout ce que j'aimais dans mon premier amour.
J'irai m'asseoir encor sur les
hautes falaises,
Aux flancs des rochers nus, à l'ombre des mélèzes,
D'où l'on voit à ses pieds les aigles tournoyer,
Sous la charmille sombre où la brise murmure,
Au bord de la fontaine où bouillonne une eau pure,
Au seuil de la maison qu'ombrage un vieux noyer.
Aux flancs des rochers nus, à l'ombre des mélèzes,
D'où l'on voit à ses pieds les aigles tournoyer,
Sous la charmille sombre où la brise murmure,
Au bord de la fontaine où bouillonne une eau pure,
Au seuil de la maison qu'ombrage un vieux noyer.
Oiseaux, qui revenez à vos
amours fidèles,
Vous me devancerez, rapides hirondelles!
Vous me devancerez, rapides hirondelles!
Comme vous je reviens, mais, hélas!
triste et seul,
Semblable au voyageur étranger sur la terre,
Qui, dans l'éternité retourne solitaire,
Et qui pour le chemin n'emporte qu'un linceul.
Semblable au voyageur étranger sur la terre,
Qui, dans l'éternité retourne solitaire,
Et qui pour le chemin n'emporte qu'un linceul.
1810. Grésy sur Isère.
1844. Chambéry.
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