A la coopérative fruitière.
De nombreuses portes se sont ouvertes ce samedi 21 septembre à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine. A la coopérative fruitière du Val d'Arly c'est un patrimoine immatériel, le savoir faire des éleveurs et des fromagers et un patrimoine gastronomique, les fromages de Savoie, qui ont été approchés par les visiteurs. Ces derniers ont pu assister à une mini fabrication de reblochon et s'entretenir avec Daniel Grosset-Grange, président, Philippe Bouchard, directeur et Fabrice Géroudet, coopérateur et éleveur à Cluses. Les trois premiers depuis la droite sur ce cliché. Une rencontre qui a permis de connaitre tout le travail en amont de la dégustation qui la concluait.
Au moulin Rey.
Le moulin Rey, toujours en activité épisodique, a accueilli les visiteurs tout au long des deux journées. Frédéric Rey, la maitre des lieux et sa famille se sont employés à expliquer le fonctionnement du moulin installé sur les rives de l'Arly et dont l'eau est la force motrice des installations de meunerie et de sciage, configuration que l'on retrouve très fréquemment. Leur passion et leur accueil ont été appréciés par les visiteurs qui se sont succédés durant le week-end.
Au moulin à Tienne.
A Chaucisse.
A Flumet, maison forte des, de Bieu.
Les bénévoles du moulin à Tienne, au moulin même et au musée, ont consacré leur journée de ce samedi 21 septembre à accueillir les personnes souhaitant remonter le temps. Le temps pas si lointain où chaque paysan cultivait un champ de céréales et portait sa récolte à l'un des nombreux moulins de la région. Le moulin à Tienne , a cessé d'être exploité il y a quelques décennies mais une poignée de passionnés a entrepris sa restauration, poursuit son aménagement et aime partager sa passion, comme lors des JEP et régulièrement au cours des vacances, estivales ou hivernales.
A Chaucisse.
La petite église de Chaucisse, dédiée à François de Sales a dans le cadre des JEP 2019 accueilli à deux reprises des petits groupes de visiteurs intéressés par son histoire, singulière et attachante. Le conférencier, Daniel Étienne, qui se passionne pour la vie de ce hameau, a su leur partager ses connaissances et répondre à leurs questions sur les conditions qui ont amené les Chaucerrands à obtenir en 1827 la création d'une nouvelle paroisse indépendante de celle de Saint-Nicolas-la-Chapelle.
A Flumet, maison forte des, de Bieu.
Flumet, fut l'une des capitales ambulantes des sires du Faucigny, l'un d'eux, Aymon II, a accordé des franchises à ses habitants et une rue le rappelle. Ils y avaient leur château dont-il ne reste que quelques pierres, ses murs ayant servi à la reconstruction du bourg après un incendie. Ces ruines ont été l'une des haltes observées par le groupe qui a découvert l'histoire du village contée par Florine Besson-Damegon, conseillère municipale. De la maison forte des, de Bieu, à la ferme mulassière du Châtelet en passant par l'église, qui conserve une partie romane et offre à l'admiration un retable baroque, le cheminement a été riche d'enseignement et surprises.
Dimanche 22 à Chaucisse.
Cliché de François Pellissier.
Cliché de François Pellissier.
Ce dimanche matin, l'église de Chaucisse a accueilli à nouveau des passionnés de son histoire avec un nouvel intervenant. Nouveau guide, nouvelle approche basée sur le style de l'édifice, sa particularité d'avoir échappé au vent de Vatican II et d'être ainsi un musée pré-conciliaire. Le sanctuaire montagnard a aussi conservé, sur ses murs et piliers, les douze croix de consécration, ce qui est assez rare, beaucoup ayant disparues au fil des restaurations, alors que ces marques sont riches de signification religieuse. Une déception pour tous, une organiste étant du groupe ses compagnons se faisaient un joie d'entendre l'orgue Laroque mais il semble bien difficile d'en obtenir la clé et l'instrument est resté muet. Attirés par le concert, enregistré, des cloches, des vététistes se sont joints aux visiteurs pour la photo de famille avant de poursuivre leur grimpée vers les alpages.
Dimanche 22 à Saint-Nicolas-la-Chapelle.
La page colataine des JEP 2019 a connu un beau succès avec la participation, aux côtés des visiteurs individuels, de l'ensemble des élèves du collège et lycée espagnol, SEK les Alpes, implanté dans le village. Le guide n'ayant pas révisé l'espagnol qu'il ne connait pas, ce sont les jeunes auditeurs qui avaient revu leur français. Et ont pu faire connaissance, comme les adultes, avec l'église à travers son histoire, ses retables baroques de Gilardi et Molino, sa voûte peinte de Giaccobini, son orgue Clergeau, son clocher à double lanterneau et double dôme et son carillon. Cette visite fut ainsi une belle rencontre avec les hôtes ibériques du village qui n'ont pas pu la poursuivre jusqu'aux chapelles rurales du Passieu ( 1747 ) et du Seutenay ( 1885 ), trop éloignées pour être rejointes à pied. L'année scolaire leur donnera peut-être la possibilité de les découvrir ultérieurement.
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