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mardi 18 février 2025
jeudi 13 octobre 2022
vendredi 22 novembre 2019
jeudi 21 novembre 2019
lundi 5 mars 2018
Printemps des poètes.
Gustave Roud, Le repos du cavalier.
mardi 5 mai 2015
vendredi 13 mars 2015
Printemps des poètes. Gustave Roud.
Que
l'anneau des forêts vienne enclore un espace de champs et de prairies,
ce lieu tout aussitôt se met à vivre d'une vie singulière derrière sa
haute muraille de frondaisons et de fûts. Séparé du monde, et sans nulle
rupture cependant, il n'en reçoit plus que la rumeur, mais comme
décantée: tous les bruits que le vent brasse au-dessus des campagnes
infinies glissent au creux de cette conque d'herbages sans y prolonger
leur confuse mêlée. Chacun d'eux, et jusqu'aux plus opaques, y retrouve
sa saveur propre et ne résonne que pour soi.
Gustave Roud. in Le repos du cavalier.
mardi 7 janvier 2014
Partage. Karl Inglin.
J'ai toujours beaucoup de plaisir à partager les textes et images, photographies ou tableaux, de Karl Inglin, et aujourd'hui, il parle de Gustave Roud, un raison de plus!
En appuyant sur la cimes des arbres.
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mercredi 31 octobre 2012
La Croix*
Je regarde; pas une de ces collines autour de moi qui ne se peuple d'anciennes présences où je puisais chaque fois la même angoisse et le même apaisement.
...
Un seul appel et les voici tous autour de moi, ces hommes qu'au long des années j'ai rejoints dans leur solitude passagère pour mieux les interroger sous la vivante lumière des saisons. " Qui es-tu? " demandais-je au faucheur, au laboureur, au herseur, au moissonneur à demi submergé d'épis- ces taches au loin blanches, fauves ou bleues perdues dans l'immense paysage-et tous à ma question silencieuse ont donné la réponse la plus simple, la plus belle qui se puisse: " Je suis. " Mais avec eux le pays tout entier répondait aussi et sa réponse était la même. Car je le sais enfin, un perpétuel et profond échange le lie à chacun d'eux. Le ciel d'août se fanerait comme une fleur de lin s'il ne reprenait vie à leur regard, le vent retomberait comme un oiseau mort s'il ne devenait leur souffle.
Gustave Roud,1897-1976, in Campagne perdue, 1972.
Je vous propose ce texte qui me semble en accord, plus que certaines courges de ce jour, avec le temps et l'esprit de Toussaint.
La Croix est un lieu-dit de Carrouge, canton de Vaud, Suisse, où le poète a passé une grande partie de sa vie, de l'âge de onze ans jusqu'à son décès.
dimanche 13 mars 2011
Printemps des poètes*
" Que l’annea
u des forêts vienne enclore un espace de champs et de prairies, ce lieu tout aussitôt se met à vivre d'une vie singulière derrière sa haute muraille de frondaisons et de fûts. Séparé du monde, et sans nulle rupture cependant, il n'en reçoit plus que la rumeur, mais comme décantée: tous les bruits que le vent brasse au-dessus des campagnes infinies glissent au creux de cette conque d'herbages sans y prolonger leur confuse mêlée. Chacun d'eux, et jusqu'aux plus opaques, y retrouve sa saveur propre et ne résonne que pour soi ". Gustave Roud. in, tiré à part des Amis de Gustave Roud, 2010.
u des forêts vienne enclore un espace de champs et de prairies, ce lieu tout aussitôt se met à vivre d'une vie singulière derrière sa haute muraille de frondaisons et de fûts. Séparé du monde, et sans nulle rupture cependant, il n'en reçoit plus que la rumeur, mais comme décantée: tous les bruits que le vent brasse au-dessus des campagnes infinies glissent au creux de cette conque d'herbages sans y prolonger leur confuse mêlée. Chacun d'eux, et jusqu'aux plus opaques, y retrouve sa saveur propre et ne résonne que pour soi ". Gustave Roud. in, tiré à part des Amis de Gustave Roud, 2010.
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lundi 15 février 2010
Florilège poétique.
Que l'anneau des forêts vienne enclore un espace de champs et de prairies, ce lieu tout aussitôt se met à vivre d'une vie singulière derrière sa haute muraille de frondaisons et de fûts. Séparé du monde, et sans nulle rupture cependant, il n'en reçoit plus que la rumeur, mais comme décantée: tous les bruits que le vent brasse au-dessus des campagnes infinies glissent au creux de cette conque d'herbages sans y prolonger leur confuse mêlée. Chacun d'eux, et jusqu'aux plus opaques, y retrouve sa saveur propre et ne résonne que pour soi.
Gustave Roud, Le repos du cavalier.
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