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lundi 6 août 2018

è sè !

Le Flon, en amont de la prise d'eau EDF.


Ce temps sec et très chaud me rappelle une histoire que nous contait le Père Paul Lepan lors de nos veillées patois. Donc après plusieurs semaines sans aucune goutte de pluie, les paroissiens d'un village chablaisien, Paul Lepan était de Brenthonne, et leur curé décident de faire un pèlerinage vers un oratoire où les prières pour obtenir la pluie sont entendues et exhaussées par le ciel. Tous arrivés sur les lieux, le curé leur propose de faire une petite prière et dans les minutes qui suivent, un déluge s'abat sur l'assemblée et la campagne. Et les paroissiens de dire: " Heureusement que nous n'avons fait qu'une petite prière, avec une grande, nous aurions tous été noyés ! ". En patois par Paul Lepan, c'était plus savoureux.

samedi 25 février 2012

Paul Lepan.

La randonnée sur les pas de Charles-Ferdinand Ramuz était organisée par Chemins, une association présidée et animée par Roger Lagrave que je viens de retrouver sur la toile et je vous invite à regarder la vidéo ci-dessus.

Sur cette photographie, 2008, de Loïc Morel, Paul Lepan est au deuxième rang à gauche, lors du rassemblement des classes en 8 de St Nicolas la Chapelle.

Il y a déjà plusieurs semaines que le Père Paul Lepan, né en 1928, a rejoint Celui qu'il a servi tout au long de son parcours de prêtre. Sur ce chemin, de 1972 à 1982, il a été notre curé, desservant St Nicolas la Chapelle et Chaucisse. Son empreinte est toujours très vivante dans la mémoire de ceux qui l'ont côtoyé, en Église ou dans la vie de tous les jours, Paul Lepan était accueillant à tous et tous l'ont apprécié comme en témoigne la relation de son départ dans les pages de l'Ensoleillé du quatrième trimestre de 1982. Les représentants de la paroisse et de la commune se rejoignaient pour saluer son dynamisme, son humanisme, qui avaient été le « levain dans la pâte » pour reprendre la formule du maire de l'époque, Joseph Jiguet-Covex. Pour évoquer sa présence dans notre village, permettez moi des souvenirs personnels souvent liés à l'activité du Foyer Rural qu'il avait encouragée, soutenue et à laquelle il participait. Présent lors de notre première sortie à la foire de la St Ours à Aoste, co-organisée avec l'Amicale Laïque d'Ugine, il avait rivalisé en chansons avec le président de cette dernière, André Goyard, une confrontation cordiale et qui avait animé fort en avant le déjeuner pris en commun au restaurant de la Rionda. Il participa également à nos veillées patois, au cours desquelles il n'était pas avare d'histoires et chansons et mit même en musique quelques rimes commises par moi et accueillit nos après-midi belote dans son presbytère. Il apporta ses connaissances lors des stages mis en place par l'AFRAT, Association pour la Formation des Ruraux aux Activités du Tourisme. Après son départ de Saint Nicolas, en poste à Chamonix, il m'incita à présenter le diaporama réalisé au cours d'un voyage d'étude à Oberstdorf avec Savoie Vivante aux militants de la Pastorale du tourisme, réunis à la Puya à Annecy, dont il était le responsable religieux diocésain, ce, après un examen de passage, réussi, en petit comité mais comprenant l'évêque, Mgr Hubert Barbier. Paul Lepan repose à Brenthonne, son pays natal, proche des rives du Léman, lac, source d'inspiration et de réflexion pour l'écrivain Charles-Ferdinand Ramuz que je lui avait fait découvrir et lors d'une randonnée, entre lac et montagne, organisée par Chemins sur les pas de cet auteur et à laquelle nous participions tous deux, notre groupe pris par une averse orageuse s'était abrité dans une grange. Durant toute la halte, Paul Lepan, nous a partagé son répertoire de chansons ou chants ayant pour thème la pluie . Nous avons tous trouvé la pause trop courte ! Voilà quelques touches pour participer à l’esquisse du portrait de celui que nous avons aimé et qui nous a aimés. Un album de photographies est mis en ligne, en appuyant ICI.

mercredi 1 février 2012

Le Père Paul Lepan n'est plus.

Paul Lepan est né en 1928, il a longtemps participé aux repas de sa classe et sur cette photographie de Loïc Morel, nous le voyons, assis à gauche au deuxième rang, lors de la réunion des classes en 8, le 18 mai 2008, au restaurant du Pont de Flon.

Il avait laissé une partie de son cœur à St Nicolas, Paul Lepan qui fut notre curé de nombreuses années est décédé. Nous pourrons l'accompagner, lors de la messe de sépulture qui sera célébrée, samedi quatre février, à 10 heures 30, en l'église Ste Geneviève des Bressis à Seynod.
Sur la photographie, prise lors d'une veillée patois du Foyer Rural, Paul Lepan est à droite, tenant le micro.

dimanche 24 août 2008

Un texte de Paul Lepan.

L' Âne en Palestine : Retrouvailles chaleureuses avec Paul Lepan, ami prêtre. Nous nous étions perdus de vue depuis plusieurs années. Joie d'échanger, de partager sur cette période. Bien sûr, entre autres, il est question d'ânes. Paul me parle d'un voyage en Palestine où l'âne tient une place importante dans la vie des gens … "Si tu m'écrivais quelques lignes pour notre bulletin "Hi-Han"… L' Âne dans la maison traditionnelle de Palestine au Temps de Jésus. P.S. C'était vers les années 1983… Je participais à une Session–Pèlerinage au pays de Jésus avec une trentaine de confrères. Ce fut, pour une grand part du temps, indépendamment des visites touristiques, l'occasion de contacts avec des personnes du lieu et de conférences données par des témoins de la réalité politique et religieuse du temps. Je me souviens, en particulier, d'être venu à Taibey, dans les parages de Jérusalem et d'avoir rencontré le Curé de la Paroisse catholique de rite oriental, implantée dans cette localité. Celui-ci nous fit, non seulement visiter l'église, mais un ensemble de bâtiments traditionnels qu'il avait acquis et dont l'existence apparaissait comme un défi au temps, tellement on s'y sentait reporté à des siècles en arrière. C'est là où il nous parla, entre autre, de l'animal familier de toute demeure d'Israël, au temps de Jésus. Le terrain, me semble-t-il, était d'une pente légère : deux bâtisses l'occupaient, l'une plus cossue, l'autre plus sommaire, étant séparées l'une de l'autre par une dizaine de mètres. La première s'adossait à un rocher affleurant le sol et lui servant de fondation, si bien que les murs semblaient s'incruster dans cette masse compacte. On pouvait évoquer tel passage de l'Évangile parlant d'une maison bâtie sur le roc… Aussitôt à droite de ce rocher, à quelques 3 mètres de distance, se trouvait la porte d'entrée de la demeure qui se présentait comme un cube de 7/7 environ, avec un toit de chaume au-dessus. Une fois passée la porte, nous fûmes surpris de constater, qu'à l'intérieur, la forme du rocher réapparaissait, mais complètement évidée, en une grotte constituant l'étable des moutons. En face de nous, s'avançait un couloir et à notre droite, une sorte de galerie qui épousait tout le mur : un personnage nous y attendait sous une très belle parure, bien qu'il se soit agi d'un leurre. Il figurait la jeune fille de la famille, toute prête pour son fiancé, le jour des noces. C'est de là qu'il viendrait la prendre pour former le cortège de la fête. Pour frère l'âne, un lieu stratégique Mais, revenons au couloir : à quelques mètres, un escalier de bois escaladait le rocher et accédait à l'étage supérieur où se trouvait, pour ainsi dire, l'appartement des habitants. Restait alors, entre l'escalier et le mur du fond, l'écurie de l'âne : il avait besoin d'un espace plus haut de plafond que la grotte du troupeau ; il était aussi en communication plus directe avec ses maîtres. Il se tenait là dans sa fonction de gardien de foyer : son système auditif particulièrement affiné lui permettait, en particulier pendant la nuit, de capter, de loin, le moindre bruit et d'avertir la maisonnée par le martèlement nerveux de ses petits sabots. Sortons maintenant de la cette maison principale, et approchons-nous de l'autre, à quelques pas. Elle est de dimensions plus modestes et ne comporte qu'une pièce où l'on pouvait dormir et manger. C'est ce qu'on appelait la Salle Commune. Elle était à l'usage de plusieurs familles formant clan, sur ce même espace. Chacune demeurait dans les environs, habitant une maison semblable à celle décrite plus haut. L'autre habitation était, par définition, à la disposition de tout le clan. Quand des cousins étaient de passage, pour quelques jours, on les logeait là et, à tour de rôle, chaque famille du clan leur apportait la nourriture d'un jour : c'était une forme de table d'hôtes où fonctionnait à plein la merveilleuse hospitalité des Pays d'Orient. L'âne de la crèche Vint le jour historique où Marie et Joseph arrivèrent à Bethléem, pour s'y faire recenser, eux qui, demeurant à Nazareth, étaient, cependant, de la Maison de David, en Judée. Ils avaient, c'est évident, une nombreuse parenté en ce lieu. Mais ils n'étaient pas les seuls car l'ordre de l'Empereur était incontestable. La jeune femme attendait l'Enfant et quand l'heure fut venue, "il n'y avait pas de place, pour eux, dans la Salle Commune". (Luc 11/7). Ou plutôt, il y en avait, mais pas pour accoucher dans les conditions d'intimité qui conviennent. Où allèrent-ils ? Tout simplement chez une famille du clan de leurs cousins. L'endroit le plus chaud était la grotte des moutons ; il y avait de la paille et même une crèche, ou mangeoire d'animaux. C'est là que Marie déposa le bébé, pendant que Joseph attacha l'âne à côté de celui du propriétaire, au fond du couloir. Y avait-il un bœuf ? En ce temps de "vache folle", mieux vaudrait ne pas en parler, n'est-ce pas ! C'est beaucoup plus tard, au 12ème siècle, que St François d'Assise, l'inventeur de la crèche liturgique, imagina d'adjoindre au premier témoin quadrupède de Noël, cet autre ruminant beaucoup moins authentique. L'animal ami de Jésus, c'est l'âne, évidemment ! N'est-ce pas à lui qu'on fera, plus tard, appel, quand il s'agira de le couvrir d'un manteau d'apparat, pour porter en un modeste triomphe le Roi d'humilité entrant dans sa Ville de Jérusalem. Il me revient en mémoire, au moment de clore cette évocation, le film intitulé "Au hasard, Balthazar !" C'était, là aussi, l'histoire d'un âne … Souvent incompris, au cours de sa longue existence, il finit par mourir, comme Jésus, mais c'était sur un fond lumineux de soleil couchant qui semblait annoncer une résurrection. Étonnamment, au cours de son jeune âge, des enfants avaient eu l'idée farfelue de baptiser cet âne. Après tout, pourquoi pas : n'avait-il pas une croix, finement tracée sur le dos ? Paul Lepan Prêtre Savoyard
Ce texte provient du site de BRAIRE, Bureau Régional de l'Ane, Information, Revalorisation, Entretien. Vous pouvez aussi taper: braire Paul Lepan dans votre recherche sur la toile.

samedi 23 août 2008

Dans la malle du grenier.

De face, de gauche à droite, Dosithé Ouvrier-Bonnaz, Ernest Bibollet, Robert Ouvrier-Bonnaz et Raymond Ouvrier-Buffet. De dos, Francis Pellissier et Paul Lepan. La marche de St Nicolas.*
Ce papier n'est pas très vieux, fin des années 1970. A cette époque on aimait se réunir en toute simplicité et amitié pour passer un bon moment. Aux veillées patois du Foyer Rural, autour du doyen, Ernest Bibollet, du maire, Raymond Ouvrier-Buffet et du curé, Paul Lepan, de nombreuses personnes, anciens et jeunes, se retrouvaient pour chanter, causer, écouter et partager. C'est dans cette ambiance que j'ai commis cette ritournelle, Paul Lepan l'avait accompagnée d'une musique, ce ne fût pas un tube, mais que de souvenirs en retrouvant ce papier un peu jauni! Une émotion peut-être partagées par d'autres personnes? *Pour les puristes, c'était avant la graphie de Conflans.