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mercredi 9 mars 2016

L'oiseau de d'or s'est posé à Saint-Nicolas-la-Chapelle.


Jeudi trois mars, Clotilde Brunetti-Pons, résidente secondaire dans notre village, a rassemblé autour d'elle et de son premier roman, L'oiseau d'or, paru fin 2015 aux Éditions Amalthée, de nombreux colatains qui ont pu ainsi obtenir une dédicace sur leur exemplaire mais aussi échanger longuement avec l'auteur. Clotilde Brunetti-Pons est maître de conférence à l'Université de Reims, elle y enseigne le droit et est spécialiste de l'enfance et de la famille. Domaine qui est en filigrane de son ouvrage portant un titre de conte et nous  savons que les contes de fées nous offrent plusieurs lectures. Dès les premières pages, le lecteur est happé par l'histoire qui s'ébauche, écrite d'une plume claire et fluide, et nous emmène dans un milieu bourgeois et aisé où mai 1968 a laissé des traces ou même abolit les anciennes valeurs. Les enfants, frères et sœurs, cousins et cousines et amis, rencontrés dans les premiers chapitres deviendront vite des adolescents et jeunes adultes, lycéens puis étudiants, jouissants d'une grande liberté. Liberté sans frein aucun pour certains, d'autres, dont les parents étaient toujours aimants et présents, gardant respect des autres et d'eux même. C'est autour de Sophie, personnage central, que se déroule sur quelques années l'histoire de ces jeunes gens avec son lot d'échecs ou de réussites scolaires, de brouilles et querelles, de ruptures et de retrouvailles, de coucheries ou d'amour non déclaré. Commencé durant un temps de vacances, dans une maison de famille au bord de la mer, c'est aussi en été que le récit au dénouement tragique touche à son terme et lâche enfin le lecteur. Dans l'une des pages de titre, il nous est dit que toute ressemblance avec des personnes réelles serait de pure coïncidence, permettez moi d'en douter, pour nous rendre ce récit imaginaire si prenant et attachant, la romancière l'a certainement nourri d'un peu de vécu, transmuté par la grâce de son écriture et peut-être par la magie de L'oiseau d'or!






samedi 13 décembre 2014

Histoire d'en lire. Pierre Assouline.



« SIGMARINGEN »
De Pierre ASSOULINE
Edition Roman Gallimard


Quand on évoque la ville allemande « Sigmaringen » de l’état de Bade-Wurtemberg, la mémoire immédiate recouvre l’accueil en août 44 du gouvernement de Vichy aux abois, à l’aune de la chute du 3ème Reich. Collabos de tous poils, intellectuels, écrivains, miliciens, quelques deux milles civils, accompagnent ou escortent les responsables politiques pétainistes en fuite à Sigmaringen et précisément au château de la lignée des princes de Hohenzollern.Ils sont en quarantaine dorée plus qu’en villégiature touristique d’aout 44 à avril 45 pour – comme l’écrivait Céline – « un plateau de condamnés à mort ».

Pierre Assouline démarre son roman par la voix du majordome du Château de Sigmaringen, Julius Stein. Fin francophile, subtil intellectuel, Julius Stein rend compte de l’accueil et de la vie de ce cortège de politiciens du Gouvernement de Vichy en fuite à Sigmaringen, au château. En tête le Maréchal Pétain et Madame, le Président Laval et Madame, leurs ministres, parfois leurs familles au château parfois en ville à Sigmaringen, puis la cohorte d’intellectuels collaborationnistes, opportunistes de la vie Parisienne parmi lesquels… un certain Louis-Ferdinand Céline.

En charge de l’organisation générale du château, Julius met à disposition ce patrimoine et son savoir-faire dans l’art de servir  ces nouveaux arrivants. Il gère une équipe de serveurs allemands et français appuyée par Jeanne Wolfermann, intendante du Maréchal Pétain. Malgré la singularité de la situation, Stein use de la rigueur de son métier où rien n’apparait, rien ne dépasse, plutôt la satisfaction du devoir accompli dissimule son intérêt pour les tractations Ubuesques plus que kafkaïennes de ce gouvernement fantoche. Quel gouvernement du reste ? Un gouvernement sans légitimité, sans pays, en déliquescence,propre à fantasmer sur la résurrection du Reich dans l’obscure vision d’Hitler qu’une division d’invincibles Teutons ou d’une arme secrète viendrait terrasser les alliés et assurer son retour. Mais rien ne viendra, juste l’heure d’assumer sa responsabilité.



En attendant, le Majordome nourrit sa vie extérieure de la petite tragédie de fin de règne à la fois shakespearienne et satirique, emprunte des rivalités entre ministres, de la haine réciproque entre Pétain et Laval, de la paranoïa d’aristocrates prête aux moindres trahisons. Stein témoigne du désespoir et de la démesure de l’absurde. Il peint un tableau cynique de l’état de délabrement d’une cour de récréation plutôt qu’un groupe éveillant une Révolte d’où son chef, Pétain, détaché de tout, entretien sa sénilité.

L’aberrant de la situation, son burlesque et son irrationnelle, donnent au majordome les raisons d’ouvrir les yeux sur les conséquences du nazisme en Europe et attisent son regard critique sur son pays qu’il pensait, en réalité, loin du drame humain que le nationalisme incita. Considérablement perturbée, sa vie intérieure baignée dans l’aristocratie des Hohenzollern, va être en proie à la culpabilité de s’être contraint à un tel régime.

Pierre Assouline mesure avec esprit et éloquence, les réflexions de Julius Stein qui déplore l’adhésion aveugle à l’idéologie annihilant toutes formes de pensées, de critiques jusqu’à l’impensable. Se retrancher sur soi-même incarcère l’évolution de nos valeurs ; les dépasser parfois au de-là de tout principe, de toute fonction donne des clés pour comprendre et accepter autrui. Après le désastre de la guerre, tout reste à faire selon l’auteur dans une réunification longue et compliquée  entre les peuples ; vertigineuse, il en suggère les conséquences : « Coupables et victimes eux aussi forment désormais un peuple de rescapés » Yves Toussaint.

Un livre recommandé par l’Echolatain, « Sigmaringen » de Pierre Assouline.

Photo : Michel Ange, symbole de la réunification des peuples (détail de la Chapelle Sixtine de Rome) 

Pour retrouver les chroniques précédentes, je vous invite à appuyer sur le libellé: Histoire d'en lire, qui se trouve en bas de page, merci.

mardi 10 décembre 2013

L'écriture est une drogue dure!

Il y a quelques mois je vous avais conseillé le précédent livre de Jean-Pierre Raison, Le quotidien d'un OS du journalisme. Il contait avec humour et talent son expérience de correspondant local de presse, un sujet que je connais bien! Aujourd'hui, je vous fait part de la parution de son livre nouveau-né, L'écriture est une drogue dure. Je cours l'acheter!

Jean-Pierre Raison, né en 1946, aux Herbiers, au coeur du bocage vendéen, vit à Nantes. Il a également publié cinq romans aux Éditions du Petit Pavé: L’ Arlequine, Pour quelques mots de trop, Au-delà des apparences, Le retour de l’abbé Fournier, et Retrouvailles à L’Anse Rouge. 
 

" Bravo et merci, mon cher bloggeur préféré… drogué à l'actualité.
Très cordialement. "
Jean-Pierre Raison

mercredi 9 mai 2012

Tous à vos plumes!


Mon ami, Michel Etievent, nous invite à écrire de belles pages à l'occasion de la Fête du livre et de l'image: " Nous organisons à Salins les Thermes,  dans le cadre de la "Fête du livre et de l'image" qui aura lieu les 22 et 23 septembre 2012, un grand concours d'écriture tout public (voir pièces jointes). Il suffit d'écrire  à votre guise un texte personnel , (prose, poème, écriture libre,..) commençant par "SOUVIENS TOI DE CE JOUR... "et de l'envoyer à la Mairie de Salins les thermes 73600 SALINS LES THERMES accompagné du bordereau de participation ci joint. Deux catégories: moins de quinze ans et plus de quinze ans. (Nous souhaiterions beaucoup que les écoles, collèges, lycées y participent, ) Les textes les plus originaux seront primés et exposés le jour de la fête. Date limite d'envoi: 10 septembre 2012)  04 79 24 24 56 "

          Amitiés Michel Etievent