samedi 19 mars 2011

Printemps des poètes*********

Il y a toujours Au bout du chagrin une fenêtre ouverte Une fenêtre éclairée Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler, faim à satisfaire Un cœur généreux Une main tendue, une main ouverte Des yeux attentifs Une vie, la vie à se partager. Mourir Penser à la mort, Y penser simplement à la fin de la journée. Elle n'est pas laide; elle n'est pas triste; Grave seulement, entourée d'inconnu. C'est la porte qui s'ouvre Un peu plus tôt pour les uns, Un peu plus tard pour les autres, Sur le pays mystérieux, vers lequel nous allons tous. Paul Eluard.

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