On
a dit que le quatuor à cordes était « une conversation à
quatre instruments »…
pourtant
ce vendredi 15 juillet, dans l’église de la Nativité de Notre
Dame de Crest-Voland, la conversation alla bien au delà, tant le
public fut sous le charme du Quatuor Bedrich qui mit à l’honneur
« les pères du quatuor à cordes ».
Deux
violonistes, Jacques Gandard et Aya Hasegawa-Sabouret, un alto Julien
Gaben , et un violoncelliste Aurélien Sabouret mirent leur talent,
leur expressivité, leurs émotions, au service de ce genre musical
si prisé par quasiment tous les compositeurs. Et si la mise en forme
en revient à Haydn, on reconnait à Beethoven le fait d’y avoir
apporté de véritables « hardiesses ». La transcription
par Jacques Gandard d’une pièce
de Mendelssohn illustre bien aussi l’intérêt du genre.
Ce
soir là, comment décrire le cadre où les jolies couleurs du chœur
de l’église étaient en parfaite harmonie avec la luminosité et
la couleur de l’interprétation des artistes : fine, délicate,
riche d’émotions, symbiose des artistes du cadre et du public.
L’Accueil
du jeune violoncelliste Naoki Sabouret (17 ans) qui interpréta
pour la première fois en public avec le quatuor deux pièces de
Dvorak mirent un point que l’on eut pas voulu final à cette
magnifique soirée.
Les
quatuors ont encore de belles années à vivre pour un public curieux
et attentif à de nouveaux talents et de nouvelles découvertes
musicales.
Le
quatuor Bedrich : un parcours intéressant, avec un
triple intérêt :
-
une programmation originale, sachant lier leur art à d’autres
formes artistiques (danse, cinéma, peinture)
-
une défense de l’art de l’arrangement et de la transcription
-
un intérêt affirmé pour la pédagogie artistique au service de la
culture.
Les œuvres présentées ce soir là :
-
Quatuor « les Quintes » de Joseph Haydn
-
« Romances sans Paroles » de Félix Mendelssohn avec un
arrangement de Jacques Gandard
-
Quatuor « Les Harpes » de Ludwig van Beethoven
Sylvaine
PAULHIAC
Clichés de Xavier Fisson.
Merci pour leurs belles contributions.