Vous trouverez ici quelques moments de la vie du village et de la vallée, quelques commentaires, quelques réactions, quelques témoignages du passé, réunis dans le désordre au fil d'une démarche bénévole, personnelle et quotidienne. Les outils et l'hébergement ont coûté cette année, les yeux de la tête.
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Victime de l'accident relaté ce dimanche 26 octobre, Nicolas Mollier-Thomas avait 39 ans et était père de deux jeunes enfants. Nous pourrons l'accompagner lors de ses obsèques qui se dérouleront, jeudi 30 octobre, à 15 heures en l'église de Saint Nicolas la Chapelle. Nos pensées vont à toute sa famille récemment touchée par un autre deuil, tout particulièrement à sa compagne Karen, à ses enfants, Noah et Lou, à ses parents, Marc et Raymonde, Raymonde qui fut de nombreuses années institutrice dans notre école et aussi à notre doyenne, Suzanne Ouvrier-Buffet, qui traverse à nouveau une dure épreuve.
La lettre de Reyhaneh Jabbari à sa mère

Chère Sholeh, 
Aujourd’hui j’ai appris que c’est à mon tour de faire face à Qisas (la loi du talion dans le système judiciaire iranien, ndlr). Je suis blessée d’apprendre que tu ne m’as pas laissé savoir que j’avais atteint la dernière page du livre de ma vie. Ne penses-tu pas que j’aurais dû savoir? Tu sais que ta tristesse me rend honteuse. Pourquoi ne m’as tu pas laissé la chance d’embrasser ta main et celle de papa?

Le monde m’a permis de vivre pendant 19 ans. Durant cette nuit inquiétante, j’aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un coin de la ville, et après quelques jours, la police t’aurait conduite dans le bureau du médecin légiste afin d’identifier mon corps et tu aurais appris que j’avais également été violée. Le meurtrier n’aurait jamais été retrouvé puisque nous n’avons ni leur richesse ni leur pouvoir. Tu aurais alors continué ta vie dans la douleur et dans la honte, et quelques années plus tard tu serais morte de cette douleur, voilà tout.

Néanmoins, avec ce maudit coup, l’histoire a changé. Mon corps n’a pas été jeté au loin, mais dans la tombe de la prison d’Evin et ses cellules d’isolement, et à présent la prison de Shahr-e Ray, qui ressemble aussi à une tombe. Mais tu dois céder au destin. Ne te plains pas. Tu sais mieux que moi que la mort n’est pas la fin de la vie.
Tu m’as appris que l’on vient au monde pour profiter d’une expérience et apprendre une leçon, et qu’avec chaque naissance, une responsabilité est placée sur notre épaule. J’ai appris que parfois l’on doit se battre. Je me souviens quand tu m’as raconté que l’homme s’est opposé à l’homme qui me flagellait, mais que ce dernier lui a fouetté la tête et le visage jusqu’à ce qu’il meure. Tu m’as dit que pour créer de la valeur, l’on devait persévérer même si un autre mourait.
Tu m’as appris que, puisque nous allons à l’école, nous devons nous comporter en dame face aux querelles et aux plaintes. Te souviens-tu à quel point tu insistais sur la façon dont on se comportait? Ton expérience était incorrecte. Quand cet incident s’est produit, mes enseignements ne m’ont pas aidé. Etre présentée à la barre m’a fait passer pour une meurtrière de sang-froid et une criminelle sans pitié. Je n’ai pas versé une larme. Je n’ai pas supplié. Je n’ai pas pleuré toutes les larmes de mon corps car je faisais confiance à la loi.
Mais j’été accusée d’être indifférente au crime. Tu vois, je ne tuais même pas les moustiques et je prenais les cafards par les antennes pour les jeter un peu plus loin. Désormais je suis devenue une meurtrière préméditée. Mon traitement des animaux a été interprété comme ayant un penchant masculin et le juge n’a même pas pris la peine de regarder les faits et de voir qu’au moment de l’incident j’avais de longs ongles vernis.
C’était si optimiste d’attendre de la justice de la part des juges ! Il ne s’est jamais interrogé sur le fait que mes mains ne sont pas épaisses comme celles d’une sportive, en particulier d’une boxeuse. Ce pays que tu m’as fait chérir n’a jamais voulu de moi et personne ne m’a soutenu quand, sous les coups des interrogateurs, je criais et j’entendais les mots les plus vulgaires. Quand j’ai perdu mon dernier signe de beauté en me rasant les cheveux, j’ai été récompensée : 11 jours en cellule d’isolement.
Chère Sholeh, ne pleure pas pour ce que tu entends. Le premier jour, au poste de police, quand un vieil agent non marié m’a brutalisé à cause de mes ongles, j’ai compris que l’on ne recherche pas la beauté dans cette ère. La beauté des apparences, la beauté des pensées et des souhaits, une belle écriture, la beauté des yeux et de la vision, et même la beauté d’une douce voix.
Ma chère mère, mon idéologie a changé et tu n’en es pas responsable. Ma lettre est interminable et je l’ai donné à quelqu’un pour que, lorsque je serai exécutée sans ta présence et sans ton savoir, elle te sera donnée. Je te laisse ce matériel écrit en héritage.
Cependant, avant ma mort, je veux quelque chose de toi, que tu dois me fournir avec toute ta force, quelle que soit la manière dont tu l’obtiens. En fait, c’est la seule chose que je veux de ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu as besoin de temps pour cela.
Je vais donc te raconter une partie de mon vœu dès maintenant. S’il te plaît, ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire une telle lettre qui serait approuvée par le chef de la prison ; alors une fois de plus, tu dois souffrir à cause de moi. Pour cette chose seulement, je t’autorise à supplier, bien que je t’ai dit à maintes reprises de ne pas supplier de me sauver de l’exécution.

Ma tendre mère, chère Sholeh, qui m’est plus chère que ma propre vie, je ne veux pas pourrir sous terre. Je ne veux pas que mes yeux ou mon jeune cœur deviennent poussière. Tu dois les supplier pour que, dès que je serai pendue, mon cœur, mes reins, mes yeux, mes os et tout ce qui peut être transplanté soit retiré de mon corps et donné à quelqu’un qui en a besoin. Je ne veux pas que le receveur connaisse mon nom, ni qu’il m’achète des fleurs ou même qu’il prie pour moi.
Je te le dis depuis le plus profond de mon cœur : je ne veux pas d’une tombe où tu viendrais pleurer et souffrir. Je ne veux pas que tu portes du noir pour moi. Fais de ton mieux pour oublier mes jours difficiles. Donne-moi au vent, afin qu’il m’emporte.
Le monde ne nous a pas aimé. Il n’a pas voulu mon destin. Et à présent, je lui cède et j’embrasse la mort. Car dans la cour de Dieu, j’accuserai les inspecteurs, j’accuserai l’inspecteur Shamlou, j’accuserai le juge, et les juges de la Cour Suprême du pays qui m’ont tabassé quand j’étais éveillée et n’ont eu cesse de me harceler.
Dans la cour du Créateur, j’accuserai le Docteur Farvandi, j’accuserai Qassem Shabani et tous ceux qui, par ignorance ou avec leurs mensonges, m’ont fait du mal et ont piétiné mes droits et n’ont pas tenu compte du fait que parfois, ce qui semble être la réalité ne l’est en fait pas du tout.
Ma chère et tendre Sholeh, dans l’autre monde c’est toi et moi qui sommes les accusatrices et les autres qui sont les accusés. Nous verrons ce que Dieu désire. Je voulais t’embrasser jusqu’à ce que je meurs. Je t’aime.
vendredi 24 octobre 2014
(Le petit texte, que je vous laisse savourer, donné en dictée, a été trouvé
dans un vieil almanach)


Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.
De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. (* pers = de couleur
indéfinissable)
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire.
Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère
était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est
Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.
Aucun des deux n'est maire.
N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en
signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père,
et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du
bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.
Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent
que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et
chacun s'y perd
!"
 Lors d'une visite du palais de Blenheim (maison ancestrale de la famille Churchill ), Lady Astor, l'icône féministe, se retrouva à discuter des droits des femmes avec Winston Churchill, qui n'était pas réputé pour son affection pour le sujet. Au sommet de leur désaccord, Lady Astor s'écria :  « Winston, Si j’étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre verre ! » Réplique du tac au tac  de Churchill : « Eh bien moi, Nancy, si j’étais votre mari, je le boirais! "
jeudi 23 octobre 2014
Frapper à la bonne porte ?  Au cours d'une promenade en montagne dans les Alpes, un homme se perd dans le brouillard.  Après avoir longuement erré, il aperçoit une cabane et frappe à la porte :  - Y-a quelqu'un ?  - Ouaip ! Qui est là ?  - Je suis un promeneur égaré. Pourriez-vous me dire comment on fait pour redescendre dans la vallée ?  - Aucune idée ! Je suis un petit garçon, et je ne peux pas vous ouvrir.  - Alors demande donc a ton père...  - Je ne peux pas il est sorti quand maman est rentrée.  - Et ben demande à ta mère alors :  - Maman est sortie quand grand-père est rentré...  - P'tain de merde ! Bon demande à ton grand-père de venir alors... C'n'est pas possible ! Il est sorti quand mon grand frère est rentré...Bon alors appelle ton grand frère.Ben il est sorti quand je suis rentré... !?! Cré nom de Dieu.......Mais bon sang de bon sang, vous n'êtes jamais en famille chez vous ?Ben si, à la maison...mais Ici c'est les chiottes!!!
Cliché du Dauphiné libéré.
Dimanche dernier, 19 octobre à Bernex, la paroisse Saint André en Gavot-Léman, 14 communautés autour d'Evian, dont son village natal, Saint Paul en Chablais, a fêté les soixante années de prêtrise de François Lacroix. François Lacroix a laissé à Ugine  où il fut curé de très nombreuses années un souvenir très fort dans toute la population et beaucoup ont certainement eu une pensée pour lui à l'occasion de son jubilé.
Churchill fit un jour la remarque suivante à son ami George Bernard Shaw (alors très maigre contrairement à ce premier de forte corpulence) : « À vous voir, tout le monde pourrait penser que la famine règne en Angleterre. » Réplique de Shaw : « À vous voir, tout le monde pourrait penser que c'est vous qui en êtes la cause. »
 A la fin d'un dîner organisé par Winston Churchill, le maître d’hôtel du héros de la guerre présente la cave à cigares aux invités. L’un d’entre eux, sans le moindre scrupule, en prend cinq, les met dans sa poche et déclare: " C’est pour la route. "  " Merci d’être venu d’aussi loin, " lui lance Churchill.
mardi 21 octobre 2014
Français Franglais Anglais


Parlez-vous anglais? Douille housse pic n'glisse? Do you speak english?

Etes-vous prêt? Ail ou radis? Are you ready?

L'addition. Débile. The bill

Plus d'argent. Mors mon nez. More money

Joyeux Noël ! Marie qui se masse ! Merry Christmas !

Nous sommes en retard. Oui Arlette. We are late .

Attirance sexuelle. C'est que ça pèle. Sex appeal .

Le dîner est prêt. Dix nourrices raidies. Dinner is ready .

Fabriqué en France. Mais dîne Frantz. Made in France .

J'ai fait un bon voyage. Ahmed a l'goût d'tripes. I made a good trip .

Le boucher. Deux bouts d'chair. The butcher .

Il parle Allemand. Il se pique Germaine. He speaks german .

Tu as sauvé toute ma famille ! Youssef vole ma femme au lit ! You saved all my family!


Asseyez-vous sur la chaise. Six tonnes de chair. Sit on the chair


Le sel et le poivre. Sale teint de pépère. Salt and pepper .

Né pour perdre. Beaune - Toulouse. Born to loose.

Je cuisine. Ame coquine. I'm cooking .

Epicerie fine. Délicate et saine. Delicatessen

Où est l'épicier? Varices de grosseur ? Where is the grocer?

Donne-moi de l'argent! Guy vomit sous mon nez ! Give-me some money!

Prendre le train. Toute ta queue traîne. To take a train.

Verre sur la table. Glaçone de thé beule. Glass on the table.
dimanche 19 octobre 2014
Maquillez-vous maison, c'est ce que vous ferez après avoir participé à la matinée, détente et bien-être organisée par Vivre en Val d'Arly, samedi huit novembre à Crest-Voland. Sabrina Millot, formée par l'école lyonnaise de plantes médicinales vous enseignera la composition de vos produits, faits sur mesure. Après le repas canadien, vous pourrez vous initier au massage en réflexologie plantaire avec Stéphanie Alvergnat, réflexologue. Une journée, ou une demi-journée pour vous chouchouter, appelez le 04 79 31 80 04 ou passez au siège de VVA, avant le 24 octobre, rue du Mont-Blanc à Flumet.
Trois disparitions viennent d'endeuiller nos villages, à Flumet, celles de Simone Rossat-Mignod, dont les obsèques ont eu lieu ce vendredi 17 octobre et de Lucien Richard, que nous pourrons accompagner le lundi 20 octobre, à 15 heures en l'église Saint Théodule; à Saint Nicolas la Chapelle, celle de Maurice Ouvrier-Buffet, du Plan, dont les obsèques ont été célébrées dans l'intimité familiale.
vendredi 17 octobre 2014

                C'est un peu une fable de La Fontaine mais je pense que
                la moralité est très juste pour qui sait l'appliquer .....
              
                Un très beau texte, une Belle Leçon de Vie !!!


                *L'âne au fond du puits.*
                Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits.
                L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et
                le fermier se demandait quoi faire.
                Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et que
                le puits devait disparaître de toute façon, ce n'était
                pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
                Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider.
                Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer
                l'âne dans le puits.
                Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit
                à braire terriblement.
                Puis à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
                Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement
                regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce
                qu'il a vu.
                Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne
                faisait quelque chose de stupéfiant : Il se secouait
                pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
                Pendant que les voisins du fermier continuaient à
                pelleter sur l'animal, il se secouait, se secouait et
                montait dessus.
                Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du
                puits ..
                l'ane se mit à trotter!
                La vie va essayer de t'engloutir de toutes sortes d'ordures.
                Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour
                avancer..
                Chacun de tes ennuis est une pierre qui permet de
                progresser.
                Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en
                n'arrêtant jamais.
                Il ne faut jamais abandonner!
                Secoue-toi et fonce!
                Rappelle-toi, les cinq règles simples ! À ne jamais
                oublier, surtout dans les moments les plus sombres.
                Pour être heureux / heureuse :
                1. Libère ton cœur de la haine.
                2. Libère ton esprit des inquiétudes.
                3. Vis simplement.
                4. Donne plus.
                5. Attends moins.
                Ce texte m'a été envoyé, je l'ai trouvé beau, je n'ai
                pas pu le garder pour moi et j'ai voulu le partager à
                mon tour avec vous.
                J'espère que vous  ferez pareil>
Cet après-midi, à Crest-Voland, les bénévoles et les aides à domicile de l'association ont reçu de nombreuses personnes aidées des six communes du Val d'Arly. Le goûter a aussi été intergénérationnel avec la participation des écoliers du village et de leurs enseignantes. Ils ont présenté leur travail dans le cadre de la semaine du goût, la fabrication du fromage et encore plus gourmande, la confection des rissoles dont certaines fabriquées par eux ont été très appréciées par tous les convives. La touche musicale a été apportée par Maurice, à l'accordéon et Louis, au micro, qui ont puisé dans le répertoire des airs à danser pour clore joyeusement la rencontre.

Vers la loze.

Les clichés sur lesquels figurent les écoliers n'ont pas été mis en ligne pour respecter le droit à l'image.