Vous trouverez ici quelques moments de la vie du village et de la vallée, quelques commentaires, quelques réactions, quelques témoignages du passé, réunis dans le désordre au fil d'une démarche bénévole, personnelle et quotidienne. Les outils et l'hébergement ont coûté cette année, les yeux de la tête.
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vendredi 30 janvier 2015
Neige, par Paul Corbet.

Paul CORBET est né en 1920 à Corbel en Savoie.
" Inspecteur central PTT à la poste de Megève durant 35 année, Paul CORBET nous laisse le souvenir d’un homme simple, discret, passionné de nature et de pêche, mais aussi grand spécialiste de la cueillette des champignons et incontestablement grand amoureux des territoires de montagne. "
Le musée du Haut Val d'Arly.
L'école du Val d'Arly.
Les plus anciens des colatains se souviennent de Jacques et Simone Didier, propriétaires de l’École privée du Val d'Arly. Sous cette nouvelle appellation, leur établissement reprenait et de 1955 à 1965, continuait le " Chalet des Alpes " fondé par l'abbé Bernier. Bruno Desmarest, leur successeur m'a fait part du décès de Simone Didier, née Latournerie,  le 21 décembre dernier à Barsac en Gironde. Les colatains que j'ai rencontrés et qui avaient travaillé auprès d'elle et de son époux m'ont dit leurs qualités humaines en tant qu'employeurs, l'Echolatain se fait leur porte-parole pour adresser à Jacques Didier et à ses enfants, condoléances attristées et message de sympathie.
L'ordre du jour de la prochaine réunion du conseil municipal de notre commune, et cela doit être partagé par nos voisins, nous annonce que nos élus vont devoir délibérer sur les dissolutions du SIVOM-Arlysère et du SIVU-SCOT-Arlysère. Ainsi va la vie administrative, engraissant au passage de nombreux et incontournables cabinets d’études, ces entités sont appelées à disparaitre au profit d'un PETR-Arlysère. On pourrait se réjouir de cette fusion mais je n'oublie pas que lors de la création des SCOT, on nous avait annoncé, en haut lieu, que cette compétence serait prise en charge par le SIVOM-Arlysère mais à l'heure de la mise en œuvre la chose n'était pas possible et un SIVU-SCOT-Arlysère, a été créé. Faire et défaire, je trouve que présentement, on défait beaucoup!

Décryptage du vocabulaire moderne, politique et administratif, toujours aussi réjouissant!

SIVOM, Syndicat Intercommunal à VOcations Multiples;
SIVU, Syndicat à Vocation Unique;
SCOT, Schéma de COhérence Territoriale;
PETR, Pôle d’Équilibre Territorial et Rural.  

Arlysère: structure territoriale réunissant, les quatre communautés de communes suivantes
CORAL, COmmunauté de communes de la Région d'ALbertville;
CCHCS, Communauté de Communes de la Haute Combe de Savoie;
CCB, Communauté de Communes du Beaufortain;
Com'Arly, COMunauté de communes du val d'ARLY.
Belle performance de l'association Val d'Arly-Snowscoot qui a quasiment était présente à Piau- Engally, Pyrénnées, sur tout les podiums. Un très bon niveau dans toute les catégories , mais qui n'a pas inquiété l'association Val d'Arly Snowscoot qui avait fait le déplacement avec neuf compétiteurs et qui a su s'imposer avec une grande qualité . En effet P Durand s'est classé avec panache dans l'épreuve du boarder cross où le haut niveau avait fait le déplacement. En petite finale C Maury prenait la septième place tandis que Y Favennec occupait la huitième place. La surprise venait dans la catégorie féminine où S Uginet qui pour sa première compétition finissait à la deuxième place derrière l'intouchable I Planté ( Canada) . Pour le derby encore une fois P Durand prenait la seconde place , suivi de S Durier (3) , Y Favennec  (5)  C Maury (7) et A Golliaud (11) tandis que S Uginet s'est glissée à la troisième place dans la catégorie féminine . Pour le championnat de France des derbys l'équipe du Val d Arly est bien placée pour tirer son épingle du jeu. Le prochain rendez vous est donné à Isola 2000 où trois derbys (Championnat de France) seront disputés où l'on connaitra le champion de France, et qui sait, sera peut être dans les rangs de Val d'Arly-Snowscoot

De gauche à droite, Stéphane Andriol, Rémy Laurent, Christian Ouvrier-Buffet Ghislaine Joly-Pernollet, David Bovagne, Arnaud Schneckenburger, Raymonde Vinet et Nicolas Dubettier.

Tout dernièrement, les directeurs des  Écoles de Ski Français du Val d'Arly, Raymonde Vinet de Notre Dame de Bellecombe, David Bovagne de Crest-Voland-Cohennoz, Christian Ouvrier-Buffet de Flumet-Saint Nicolas et Arnaud Schneckenburger de la Giettaz, ont été reçues par  Ghislaine Joly-Pernollet, directrice de l'agence de Flumet du Crédit Agricole des Savoie. Ce rendez-vous, auquel participaient Nicolas Dubettier, président de la caisse locale, Stéphane Andriol, directeur de l'agence d'Ugine et tous les collaborateurs du bureau local, est désormais traditionnel pour les professionnels du ski qui trouvent auprès de la banque verte un soutien apprécié pour leurs structures et un accompagnement personnalisé pour leurs projets personnels. Le partage du verre de l'amitié a permis d'évoquer les débuts de la saison hivernale et les retombées d'un enneigement très moyen. Les hommes en rouge qui évoluent sur deux domaines, l'Espace Diamant et l'Espace Mont-Blanc, restent optimistes pour le boom des prochaines vacances, neige et skieurs seront au rendez-vous!
Au groupe folklorique, le Biau Zizé, le respect des  traditions est de rigueur, ainsi aucun mois de janvier ne se termine sans la partage de la galette des rois. Choucroute maison, accordéon, chansons et bonne humeur étaient au rendez-vous pour accueillir tous les membres du groupe, leurs conjoints et les petits nouveaux de la classe, Caroline et Grégory et leur famille qui viennent de rejoindre l'association. Qui dit galette et fève, dit roi et le roi de la soirée fut certainement l'un des accordéonistes, Marcel Marin-Cudraz, qui a enrichi sa collection de deux nouveaux couvre-chef, une couronne traditionnelle et une autre plus originale, offerte par les plus jeunes et adaptée à la saison hivernale. Après cette pause les répétitions vont reprendre et les dates vous en seront communiquées tout prochainement.


Un oncle sous l'émotion de l'événement et le charme du nouveau-né nous fait part de la naissance d'Arthur:


" Bonjour,

Je tenais à vous informer de la naissance au domicile familial  du petit ARTHUR PERRIN: à Saint Nicolas La Chapelle.



L’enfant s’est  présenté au « col de la vie » en milieu de nuit après une très forte contraction de force 10 sur l’échelle de la maman qui n’en comptait pas autant !

Cette dite contraction, ayant fait geindre la maman, a réveillé sur les coups de 1h30 du matin la fille ainée de la famille âgée de douze ans.

La maman prévint le papa de l'imminence de la chose qui se préparait et de son incapacité à se mouvoir.

Celui-ci, aux dires de son épouse, alerta immédiatement les pompiers  en récupérant son téléphone dans une pièce adjacente.

La jeune fille de 12 ans, réconfortant  sa maman  et au vues de la situation, interpela immédiatement son père en lui signalant l’apparition de la tête.

C’est alors que dans une dernière contraction, l’enfant nait dans les bras de son père et de sa sœur.

Dénouement  heureux d'un accouchement familial ultra rapide

C’est après une brève toilette que l’enfant encore relié par le cordon sacré à sa mère, lui a été présenté . C’est un garçon ! il est 1h56 du matin

C’est alors que le reste de la fratrie sera réveillée et qu’ainsi agrandie de ce fils, la famille au grand complet attendra l’arrivée des services de secours SMUR ET POMPIERS.

La mère et l’enfant seront transportés tous deux à la maternité d’Albertville où ils coulent d’un doux repos.



La maman, le papa, Marie (la  sage femme), Rachel et Célestin vont tous très bien, le dernier né « Arthur », aux dernières nouvelles, se porte comme un charme



Nous souhaitons tous nos vœux à la famille et longue vie à ARTHUR "
 
Hervé Marx


dimanche 25 janvier 2015




« Le Souper »

Pièce de Jean-Claude Brisville

Édition BABEL

 Yvan Lambert,Talleyrand et Pierre Hentz, Fouché,
dans l’interprétation de la Compagnie de l'Aurore.
Cliché, CAP Compagnies.


Le 18 juin 1815, Louis XVIII, exilé à Gand en Belgique, tente de restaurer la souveraineté de la monarchie des Bourbon. Le 8 juillet un gouvernement est constitué, dominé par Talleyrand qui, très contesté par les « Ultra-Royalistes » d’un bord et les « Jacobins » de l’autre, cherche l’appui du puissant et féroce Fouché, ministre de la Police sous le Premier Empire et Président de l’actuel gouvernement provisoire. Dans la soirée du 6 juillet, presque sous le regard insurrectionnel des Parisiens soumis à la férule des vainqueurs de Waterloo, Talleyrand invite son meilleur ennemi, Fouché, à souper. Ils ont deux heures pour donner un régime à la France.

L’auteur de la pièce décrit une ambiance pesante et équivoque.Jean-Claude Brisville installe une conversation éloquente et subtile nourrie chaque minute de raisons et de contradictions entre les deux protagonistes. Talleyrand et Fouché, indispensables au retour de la stabilité nationale, sont en proie à une forte concurrence entre deux régimes possibles pour la France. Talleyrand prône le retour de la Monarchie et de Louis XVIII, Fouché envisage une république. Un souper de qualité oblige le premier à faire preuve de mansuétude à l’égard de son invité. L’invitation validée oblige le second à prêter une oreille attentive aux arguments de son hôte. Les intentions sont bonnes mais la suspicion reste ostensible. Une dispute d’arguments s’engage, met en scène la lutte pour le pouvoir. Ils se détestent et se condamnent mutuellement autant de crimes, manœuvres, délations, positions machiavéliques qui ont fait les évènements historiques de leur temps.

L’écriture de la pièce est une faconde, courte et efficace où chacun musarde sur l’autre. Dans le vif, chacun tombe d’accord : pour ne pas disparaitre du pouvoir, ils doivent s’entendre. Pour Fouché, rien ne vaut une République, un Directoire, un peuple et une bonne police pour le contrôler, voir le formater.

Talleyrand en rit ; avec la République, la Terreur reviendra ainsi que son cortège de vengeances sur les immigrés royalistes de retour et les « ultras » qui n’attendent qu’une étincelle pour régler leur compte avec les « Jacobins ». Non ! Seul Louis XVIII peut conduire un régime de restauration d’une monarchie modernisée par les valeurs de la Révolution. La négociation politique tourne aux faits d’armes. Talleyrand et Fouché se jettent au visage les différents crimes et délits les plus odieux proférés au cours de l’Empire, tout en garantissant à l’autre son soutien et sa discrétion sauf s’il ne le suit pas dans sa conception du prochain régime.

Ils proposent d’être, chacun dans son ministère, celui qui tour à tour tire les ficelles de la destinée de la France. Les intrigues échauffent les intrigants sans transiger sur la forme du régime avec ou sans Louis XVIII.

La monarchie ou la république ne sont plus alors au cœur de l’enjeu. Seuls deux hommes d’État, au CV exceptionnel dans l’art de la domination, qui souhaitent finir leur vie dans l’ombre de leur souverain et cultiver la pratique du réseau et du négoce dans l’exercice du pouvoir absolu. Talleyrand est le plus fin, Fouché aura son ministère, la police et la société qu’il souhaite. Finalement, « l’évêque apostat » Talleyrand dominera le « féal régicide » Fouché fort de sa puissance possédera « Le Diable Boiteux ». Ils feront allégeances ensembles à la Restauration et au roi Louis XVIII.

Une pièce de théâtre à lire «Le Souper» de Jean-Claude Brisville, recommandé par l’Echolatain.

Yves Toussaint