Vous trouverez ici quelques moments de la vie du village et de la vallée, quelques commentaires, quelques réactions, quelques témoignages du passé, réunis dans le désordre au fil d'une démarche bénévole, personnelle et quotidienne. Les outils et l'hébergement ont coûté cette année, les yeux de la tête.
Pour aller aux sites proposés par la barre horizontale supérieure, deux clics sont nécessaires, un premier sur l'intitulé du site et un deuxième sur l'image fixe qui apparait, merci.
Pour rechercher un ancien article de ce blog, allez au sommet à gauche.



Pour me contacter: eburnetfauchez@gmail.com

Messages les plus consultés

Archives du blog

Rechercher dans ce blog

vendredi 31 décembre 2010
Depuis les hauteurs de Champange, dominant la route panoramique, les moniteurs de l'ESF ont pour le plaisir de nombreux spectateurs dessiné des arabesques de feux jusqu'à l'entrée du bourg. Vivement applaudis par la foule ils se sont patiemment prêtés à la pose photographique dans l'attente des feux d'artifice qui allaient conclure avec le verre de l'amitié ce prélude à d'autres festivités nocturnes.
Un correspondant suisse vient de me souhaiter un " bon vieux-nouveau ". Je m'empresse de partager avec vous cette formule que je ne connaissais pas!

Le loup Sylvestre.

Il y a au pays de St Nicolas, au-delà de la chapelle du Passieu, sur le chemin qui conduit aux Rochats, un lieu appelé, le Creux au loup. C'était un premier matin d'une nouvelle année, autrefois, du temps de mon arrière-grand-père. Ce matin là donc, Daude, le violoneux, l'un des nombreux violoneux de ce temps, rentrait de la veillée. On l'avait invité près du village, on le savait seul, la-haut dans son chalet et aussi il mettait de la gaité autour de lui. L'aube se levait déjà quand il pénétra dans la forêt où serpentait la sente qui menait chez lui. Malgré la longue nuit blanche il allait d'un bon pas et s'élevait régulièrement vers le hameau. La neige n'était pas tombée durant les derniers jours et celle restée après le passage du triangle, la semaine de Noël, crissait sous ses souliers ferrés de Tricounis. Et soudain, au détour du sentier, là où au printemps coule un ruisseau né de la fonte des neiges, un loup famélique lui barra le passage. Daude le menaça de sa canne, la bête ne recula pas, bien au contraire et s'approcha, menaçante. Le sac tyrolien de Daude était garni, de cochonnailles, de pain frais et de rissoles, donnés par ses hôtes d'un soir. Il le fit glisser à ses pieds et prudemment jeta vers le loup un morceau de pain qui sitôt qu'il l'eut avalé revint à la charge. Ainsi, tout disparut et la faim du fauve n'étant pas calmée, le violoneux pensa sa dernière heure venue. Le sac, vide et plat, gisait sur le sol. A ses côtés, le violon dans son étui, Daude, avec mille précautions, s'empara de l'instrument et de son archet. Dès les premiers accords le loup s'assit, le violoneux enchaina, rengaines, complaintes et airs à danser, la bête vint lui lécher les pieds et s'allongea dans la neige. Daude rangea violon et archet dans leur étui, mit son sac à l'épaule et s'engagea sur le chemin, le loup le suivit, tel un chien, jusqu'au chalet, entra à sa suite et se coucha vers le poêle où rougissaient encore quelques braises. Daude l'appela, Sylvestre, et lui confia la garde de sa maison quand il allait faire danser, noces, bals et veillées de nouvelle année.

Edmond Burnet-Fauchez, le 30 décembre 2010.

dimanche 26 décembre 2010
Le public patiente avant l'arrivée des rennes.
Le froid n'a pas empêché de nombreux hivernants et habitants de participer au pot d'accueil offert par l'Office du Tourisme de Flumet-St Nicolas la Chapelle, ce dimanche 26 décembre, à 18 heures, sur la place du Mont-Blanc à Flumet.
Ginette Dozo et Elsa Rivière.
Elsa Rivière a présenté les animations et activités de la semaine à venir dont les sorties en raquettes à neige accompagnées par Christophe Mongellaz qui en a donné l'esprit et les modalités. Christian Ouvrier-Buffet, a lui fait découvrir le programme de l'ESF dont il est le directeur et Ginette Dozo, convié le public à visiter le Moulin à Tienne et son estaminet.
Christophe Mongellaz.
Deux parts de Beaufort mises en jeu ont été emportées par Liliane Vié de Paris et Rachel Cappelletti de Port à Binson, Marne.
Et les vedettes de la soirée ont certainement été les rennes, venus directement du Grand Nord et qui ont apprécié la température!
Et bien sur, comme son nom l'indique, le pot d'accueil s'est terminé verre à la main!
Histoire de Noël.

Les trois arbres :

Il était une fois trois arbres qui vivaient sur une colline.

Souvent, ils parlaient de ce qu’ils aimeraient devenir quand ils seraient grands.

L’un disait « Il n’y a rien de plus merveilleux que les bébés. J’aimerais être un berceau. »

Le second disait « Cela ne me plairait pas du tout. J’aimerais être un grand navire, comme cela je pourrais traverser les océans, chargé d’or. »

Le troisième s’absorba profondément dans ses réflexions. « N’as-tu pas de rêves pour l’avenir ? » lui demandèrent les autres. « Aucun » répondit-il. « J’aimerais rester sur cette colline et montrer Dieu aux hommes. Qu’est-ce qu’un arbre pourrait faire de mieux ? »

Les années passèrent. Les trois arbres grandirent et devinrent magnifiques.

Un jour, des hommes vinrent sur la colline et coupèrent le premier arbre. Mais on n’en fit pas un berceau. On le tailla en rudes morceaux de bois et on l’assembla grossièrement pour en faire une mangeoire. « Ce n’est pas ce que je voulais devenir ! » pleurnicha-t-il. « Dans une sombre étable avec personne d’autre qu’un troupeau. » Mais notre Père céleste, qui aime les arbres, murmura « Attends, tu vas voir ». Et, une nuit, le Fils bien-aimé de Dieu naquit. On l’enveloppa dans un drap et on le coucha dans la mangeoire. La mangeoire frémit de ravissement et dit « Jamais je n’aurais pu imaginer recevoir un jour un tel bébé. C’est bien mieux que tout ce dont j’avais rêvé ! »

Les années passèrent. Les hommes revinrent sur la colline et coupèrent le deuxième arbre. Mais on n’en fit pas un grand navire. On en fit une barque de pêche, qui fut vendue à un certain Pierre. .L’arbre se plaignit « Si j’avais imaginé une telle vie ! Une simple barque de pêche ! » Mais notre Père céleste, qui aime les arbres, murmura « Attends, tu vas voir ». Et une nuit, sur le lac de Génésareth, Jésus s’assit dans la barque et s’adressa à la foule sur le rivage. Il parla avec une grande sagesse. La barque écoutait ardemment : « Jamais je n’aurais pensé transporter un jour une telle cargaison ! En vérité, c’est mieux que tout ce dont j’avais rêvé ! »

Les mois passèrent. Les hommes vinrent abattre le troisième arbre. Tandis que la hache lui fendait le cœur, il implora « Je ne veux pas aller dans la vallée ! » Mais les hommes lancèrent au loin les branches, le taillèrent et confectionnèrent une croix grossière. « C’est terrible ! », pensa-t-il, « Ils vont crucifier quelqu’un. Oh ! Jamais je n’aurais voulu que cela m’arrive à moi ! Tout ce que je voulais, c’était rester sur la colline et montrer Dieu aux hommes. » Mais notre Père céleste, qui aime les arbres, murmura ‘Attends, tu vas voir. »

Et un jour, Jésus prit sa croix et fut conduit à un endroit appelé Golgotha et là, il fut crucifié entre deux voleurs. Ensuite, il fut mis au tombeau. Mais à la tombée du troisième jour, quand Marie-Madeleine et les autres arrivèrent à la sépulture, un ange leur dit : « Il n’est point ici, il est ressuscité. »

La croix commença à comprendre et s’émerveilla « Comment puis-je prendre part à un tel miracle ! La grande mission de Jésus était de donner sa vie. Ainsi chaque être humain qui vient sur terre a la possibilité de revenir un jour en la présence de Dieu et de vivre de nouveau avec lui. Jamais je n’aurais pu imaginer montrer Dieu aux hommes de cette manière ! C’est mieux que tout ce dont j’avais rêvé ! »

Nous pourrons tous tirer une leçon de ce conte, à votre guise.

~ —– * —- ~ Nous n’avons pas toujours idée de ce que notre destinée nous réserve. A nous d’en tirer les meilleures conclusions.

Joyeux Noël et belles fêtes à tous!

Chant de la Vierge Marie.

Marie.

Je ma hâte, je prépare,

Car nous entrons en Avent,

Je me hâte, je prépare

Le trousseau de mon enfant.

Joseph a taillé du hêtre

Pour sa couchette de bois.

Les anges.

Les hommes tailleront du hêtre

Pour lui dresser une croix.

Marie.

J'ai fait de beaux points d'épine

Sur son petit bonnet rond.

Les anges.

Nous avons tressé l'épine

En couronne pour son front.

Marie.

J'ai là des drapeaux de toile

Pour l'emmailloter au sec.

Les anges.

Nous avons un drap de toile

Pour l'ensevelir avec.

Marie.

Un manteau de laine rouge

Pour qu'il ait bien chaud dehors.

Les anges.

Une robe de sang rouge

Pour lui couvrir tout le corps.

Marie.

Pour ses mains, ses pieds si tendres,

Des gants, des petits chaussons.

Les anges.

Pour ses mains, ses pieds si tendres,

Quatre clous, quatre poinçons.

Marie.

La plus douce des éponges

Pour laver son corps si pur.

Les anges.

La plus dure des éponges

Pour l'abreuver de vin sur.

Marie.

La cuiller qui tourne, tourne

Dans sa soupe sur le feu,

Les anges.

La lance qui tourne, tourne,

Dans son cœur, Un rude épieu.

Marie.

Et pour lui donner à boire,

Le lait tiède de mon sein,

Les anges.

Et pour lui donner à boire,

Le fiel prêt pour l'assassin.

Marie.

Au bout de l'Avent nous sommes,

Tout est prêt, il peut venir...

Les anges.

Tout est prêt, tu peux venir,

O Jésus, sauver les hommes.

Marie-Noël. 1883-1967.

jeudi 23 décembre 2010
Il faisait gris au dehors mais pour quelques instants la présence des enfants a certainement ensoleillé l'après-midi des pensionnaires de la maison de retraite, Marin-Lamellet à Flumet. En effet à l'initiative de l'APE, des écoliers de St Nicolas la Chapelle ont offert aux anciens un petit concert choral, chants de Noël ou de la Saint Nicolas, appris et interprétés pour la fête patronale du début du mois de décembre. En ce moment de fêtes, la solitude, même en collectivité, est difficile à vivre et ce partage généreux, bien dans l'esprit de Noël, entre générations est à signaler tout particulièrement.
Noël est avant tout une fête chrétienne, voici les célébrations proposées dans nos communautés.
Flumet: le 24 à 20 heures 30 et le 25 à 11 heures. Notre Dame de Bellecombe: le 24, messe des familles, à 18 heures. Crest-Voland: le 25 à 9 heures 30. La Giettaz: le 24 à 20 heures. Saint Nicolas la Chapelle: le 24 à 22 heures 30. Et pour la paroisse Sainte Anne d'Arly-Montjoie: messe des familles, le 24, à 18 heures, à la patinoire de Saint Gervais les Bains.