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dimanche 18 janvier 2015


Le Conte d'hiver. 

Tragédie de William Shakespeare
Éditions « Minuit »
Plus onirique que jamais, « Le Conte d’Hiver » est la pièce de Shakespeare qui défie le plus le temps et les lieux. Léontes roi de Sicile et Polyxène roi de Bohême sont des amis d’enfance indivisibles. Neuf mois passés en Sicile, l’appel des affaires de l’État de Bohême invite Polyxène à ses devoirs de monarque. Hermione, reine et femme de Léontes pousse Polyxène à rester en villégiature en Sicile. Générosité d’hôte partagée avec Léontes, le roi cache pourtant mal, sous une folie passionnelle originelle, une jalousie tenace envers sa femme qu’il soupçonne d’adultère avec son ami. Soupçons patents qu’Hermione est enceinte d’une petite fille déclarée en définitive bâtarde par le roi de Sicile. L’indésirable de Bohême sent le vent tourner en sa défaveur et la cataracte de fiel se déverser sur ses épaules. Camillo, fidèle de Léontes apprend par son maître sa jalousie maladive haineuse et, sur son ordre,le plan diabolique d’empoisonner le souverain de Bohême. Bouleversé par ces aveux, Camillo craint la coercition de son maître qui appellera à coup sûr à sa condamnation. Pour lui, l’opposition à ce projet meurtrier ou sa réfutation de croire la reine coupable d’adultère face à la jalousie exacerbée du roi, encouragera sa responsabilité d’avoir trahi; la mort l’attend aussi.
Polyxène et Camillo fuient la Sicile par la petite porte, regagnent en bateau une Bohême imaginée par Shakespeare sur une mer improbable, d’où accoste un rivage inventé qui augmentent la part de fantastique de la pièce.Perdita, fille de Léontes et d’Hermione, est conduite en terre inconnue pour être abandonnée à la mort. Le bébé est abandonné mais la preuve de son décès n’est pas établie car son bourreau est dévoré par un ours.
A son paroxysme, la jalousie de Léontes fait condamner la reine à l’emprisonnement. Sa mort et celle de son fils entrainent le roi dans la culpabilité puis le remord et comme une catharsis, le poussent à devenir meilleur. La rédemption et le pardon vaincront, quand seize ans plus tard Perdita devenue une femme subtile et raffinée mais roturière, souhaite se marier avec Florizel, fils de Polyxène roi de Bohême. Par un odieux tour de passe-passe, Polyxène, rétif à cette union, interrompt le mariage au cours d’une fête pastorale qui le concluait, et provoque la rupture.
En Sicile, Léontes examine sa conscience et soutient ce mariage lorsqu’il découvre sa filiation avec Perdita tout en recouvrant l’amitié de Polyxène. Une statue à l’effigie d’Hermione commandée par le roi et exécutée avec un réalisme à s’y méprendre,provoque chez Léontes un altruisme sans précédent. Magie de Shakespeare, Hermione revient à la vie, la tragédie se transforme à sa chute en une comédie de société. A son époque, Molière ne l’aurait pas mieux écrite. Malgré cette fin heureuse, persiste une réflexion inquiétante sur les pressions et les violences faites aux femmes.
Une pièce de théâtre à lire ou à relire «Le Conte d’Hiver» de William Shakespeare, recommandé par l’Echolatain.
Yves Toussaint