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vendredi 26 février 2016

Deux heures pour mieux connaitre l'église et son orgue.

De gauche à droite: Patrick Saint-Pierre, Dominique Barberis et Dominique Chalmin.

Jeudi 25 février, une belle assistance a découvert l'orgue Clergeau qui occupe depuis 1866 la place d'honneur sur la tribune de l'église. Le point de départ de cette manifestation a été le souhait des membres de l'association, Orgue et musique à Saint-Laurent-d'Ugine d'inclure l'instrument colatain dans leur programme de visite des orgues de la région. A partir de là, l'organiste bénévole de Saint-Nicolas-la-Chapelle, Patrick Saint-Pierre et le guide local, Edmond Burnet-Fauchez ont jumelé cette rencontre avec la visite hebdomadaire du jeudi. De nombreux Uginois avaient fait le déplacement et rejoints par des habitants et des hivernants du Haut-Val-d'Arly ont été accueillis par le guide local qui a brièvement retracé l'histoire de l'orgue et évoqué l'Abbé Clergeau, qui parmi ses nombreuses activités affichait celle de facteur d'orgues. Patrick Saint-Pierre a poursuivi en présentant en détail les caractéristiques de l'instrument et préparé ainsi à l'audition à laquelle ont également participé, Dominique Barberis, présidente de l'association uginoise et Dominique Chalmin, natif d'Ugine, organiste titulaire à la Sainte-Chapelle de Chambéry, organiste suppléant à la cathédrale Saint-François-de-Sales de cette même ville et également facteur d'orgues. C'est certainement avec émotion qu'il a retrouvé le clavier sur lequel, son père, Humbert, avait joué en 1946. Les interprètes, chacun avec son talent personnel, se sont succédés et offert un large panorama de la musique d'orgue, recouvrant les quatre siècles de création pour cet instrument, de Louis Couperin, 1626-166I à Jehan Alain, 1911-1940 avec au fil du temps, les compositeurs qui ont écrit pour l'orgue, chaque pièce étant présentée par Eric Demanche*.  Ces prestations ont permis de mettre en avant toutes les possibilités et qualités de l'instrument colatain, qui, coïncidence fête cette année ses 150 ans et cette soirée fut un beau prélude à d'autres éventuelles manifestations, non encore programmées à ce jour. Au cours de la deuxième partie, le guide local a présenté à l'assistance l'histoire de l'église, consacrée en 1776, construite sur les plans de Charles Dupuis, architecte royal, par les entrepreneurs valsésians Jacques Ferrari et Charles Jacquet. De la Valsesia, venaient aussi les sculpteurs, Joseph Gilardi et Jean-Charles Molino qui ont laissé trois magnifiques retables d'esprit et de style baroques, plus tard, vers 1850, Clément Giaccobini, également valsésian, décorait la voûte de fresques affichant l'enseignement de l'Eglise. Furent également évoqués, le toit en tavaillons et le clocher, qui n'est pas à bulbe mais à double-lanternon et double-dôme, clocher qui abrite un carillon de huit cloches, Marie-Nicolarde de 1820, Marie-Josephte de 1852, Jeanne-Angélique, Marie-Thérèse, Marie-Louise et Jeanne-Marie de 1857, rejointes en 2013 par les garçons, François-Jean et Gaston.  

 Humbert Chalmin, en 1946.

Ci-dessous un lien vers  " Orgue et musique à Saint-Laurent-d'Ugine " qui relate également l'événement.

http://www.orgue-musique-ugine.fr/visites-dorgues/une-heure-dorgue-a-saint-nicolas-la-chapelle/


Pièces jouées le 25 février 2015
Sur l’orgue de Saint-Nicolas la Chapelle



Jean-Adam Guilain (1680-1739) : Plein jeu (suite du premier ton)

Louis Couperin (1626-1661) Prélude (Grand livre d’orgue)

Jean Sébastien Bach (1685-1750) Transcription de l’adagio du concerto pour hautbois de Marcello

Georg Muffat (1653-1704) : Passacaille (Apparatus musico organisiticus)

Nicolas de Grigny (1672-1703) :
Ave Maris Stella
   Duo
Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
Suite du 2ème ton :
   Basse de cromorne
    Caprice sur les Grands Jeux

César Franck (1822-1890) :   Prière
                   
Jehan Alain (1911-1940) : tome 3 de l’œuvre d'orgue : janvier 1930
   Ballade en mode Phrygien

Dietrich Buxtehude (1637-1707) : « Auf Mainen Lieben Gott », Allemande, double,

François Couperin  (1668-1733) : duo sur les tierces, « Glorificamus te » Pièces d’orgue consistantes en deux messes

*Eric Demanche.

Présentation de l'orgue Clergeau.

C'est grâce à une souscription lancée en 1862 que l'orgue Clergeau que nous allons entendre a été installé en 1866 dans notre église, il y a donc 150 ans et le hasard étant notre complice, cette soirée est aussi une fête d'anniversaire . Cet instrument est donc attribué à Jean-Baptiste-Germain Clergeau, un personnage aux multiples facettes et dont on ignore la date de naissance exacte, quelque part entre 1810 et 1820. Il était prêtre, fut curé dans le diocèse de Sens et chanoine de la cathédrale de cette ville, état et fonctions qui ne firent pas de lui un saint comme nous allons voir plus loin. Aumônier de François-René de Chateaubriand, durant les dernières années de l'écrivain, il en fut le biographe. Fondateur de journaux, assureur, banquier, et accusé d'escroquerie, de banqueroute, il prit la fuite et comme on ignore sa date de naissance on ne sait comment et où il termina son existence. Revenons aux orgues Clergeau, basé sur le clavier transpositeur dont il fut peut-être l'inventeur, car là aussi, il y a doute. Les instruments qui portent son estampille étaient en fait fabriqués par plusieurs ateliers à travers la France , Clergeau étant en quelque sorte une marque commerciale, une franchise avant l'heure. Ils présentent des caractéristiques communes et très souvent, 27 tuyaux en façade-plane, 27 comme les 27 lettres composant le nom complet de l'abbé  et c'est le cas de l'orgue colatain. Cet instrument que nous entourons aujourd'hui a été l'objet d'une restauration complète en 1991, par Denis Londe, Marie Reveillac et Valérie Chanoud. Son inauguration, le 16 février 1992, fut marquée par la participation de Michel Chapuis, titulaire des grandes orgues de l'église Saint-Séverin à Paris. Quelques années plus tard nous avons eu le plaisir de recevoir François-Henri Houbart, actuel titulaire des grandes orgues de l'église de La Madeleine à Paris. Ce soir, nous pouvons aussi nous souvenir de ceux, plus modestes, qui organistes bénévoles, ont accompagnés les célébrations et ne sont plus, Constant Balmand, François Jond, Henri Cheminal, Emile et Henri Burnet-Merlin, Gaston Ouvrier-Buffet.
Je vous remercie de votre attention et laisse place à la musique avant de vous retrouver, si vous le souhaitez, pour la visite de notre église, écrin renfermant trois retables baroques, classés monuments historiques comme l'orgue Clergeau. E B-F.

Accueil.
Bienvenue à vous qui aimez la musique, celle d'orgue particulièrement. Merci au Père Jean Duval pour son accueil et sa compréhension. Bienvenue à nos intervenants et là je vais m'appliquer à donner à chacun le titre auquel il a droit ! En premier lieu, Dominique Barberis, actuellement harmoniste bénévole à Saint-Laurent d'Ugine et présidente de l'association, Orgue et musique à Saint-Laurent d'Ugine, qui œuvre pour transformer la citrouille en carrosse, pardon, l'harmonium en orgue ! Patrick Saint-Pierre, que je ne présente pas aux Colatains, notre organiste bénévole depuis déjà quelques années et qui se dévoue avec passion pour la musique en Val d'Arly. Dominique Chalmin, natif d'Ugine, organiste titulaire des grandes orgues de la Sainte-Chapelle de Chambéry et organiste suppléant de la cathédrale de Chambéry et également facteur d'orgues. Vous allez passer à leur écoute une heure agréable et trop courte mais auparavant quelques mots ( ci-dessus ) sur l'orgue Clergeau, vedette de cette soirée. E B-F.

jeudi 25 février 2016

Trois organistes pour les 150 ans de notre orgue Clergeau.

Au premier plan: Dominique Barberis,
debout, de gauche à droite, Patrick Saint-Pierre et Dominique Chalmin.
En 1946, c'était Humbert Chalmin, père de Dominique, qui était au clavier.

Pour lire les textes, merci d'aller ICI.

Demain, un texte, c'est promis.

samedi 21 juin 2014

Une pause.

Les scientifiques réunis en colloque aux Balcons du Mont-Blanc ont ce samedi délaissé les mathématiques appliquées pour découvrir le village. Visite de l'église, petite balade botanique avant de se retrouver à l'alpage de Bogneuve pour un dîner et une soirée en altitude.

vendredi 20 juin 2014

Ouverture du colloque scientifique et économique.

Hier matin, avant de commencer leurs travaux, les scientifiques et économistes réunis dans l'enceinte des Balcons du Mont-Blanc, ont été accueillis par Patrick Saint-Pierre, organisateur; Bruno Campiglia, directeur de l'établissement et par Vincent Balmand, conseiller municipal. Après deux jours consacrés entièrement aux thèmes du colloque, les participants, le samedi et le dimanche découvriront le village et sa région et lundi, à 18 heures, une table ronde consacrée à l'agriculture, insulaire et/ou montagnarde, mettra un point final à ce rassemblement de haut niveau, l'un des premiers dans le village. Photographie: de gauche à droite, Vincent Balmand, Bruno Campiglia et Patrick Saint-Pierre.

mercredi 11 juin 2014

Un colloque scientifique et économique.

Trois questions à Patrick Saint-Pierre.



Patrick Saint-Pierre, vous êtes Directeur de Recherche honoraire de l’Université Paris Dauphine et initiateur du colloque : Aux frontières de la Théorie des Jeux, du Contrôle et de la Viabilité. Mais que cache ce langage savant ?

La Théorie de la Viabilité, la Théorie des Jeux et la Théorie du Contrôle sont trois domaines des mathématiques appliquées qui étudient les propriétés des systèmes dynamiques. Pour essayer de comprendre l’évolution de nombreux phénomènes et d’analyser comment il est possible d’influer sur leur évolution, les scientifiques ont essayé de décrire les variables qui sont les plus significatives de ce qu’ils veulent étudier et de modéliser la manière dont elles évoluent. En physique, en automatique, en biologie, en économie, en gestion, en agronomie, en science sociale, en finance, en sciences de l’environnement, les systèmes dynamiques sont multitude.
Lorsque l’évolution des variables de ces systèmes peut être modifiée par l’intervention de l’homme, La Théorie du Contrôle s’intéresse à la recherche d’une règle de contrôle (décision, commande, stratégie) qui permet d’optimiser certains critères comme par exemple minimiser les coûts ou de maximiser la ressource exploitable.
Lorsque ces systèmes sont en outre soumis à des contraintes, limitation de température, maintien d’un seuil de qualité écologique, revenu minimal d’une exploitation, préservation des espèces, la Théorie de la Viabilité cherche à répondre à la question : A partir de la situation actuelle, est-il possible de « piloter » le système de façon à ce que son évolution puisse rester de manière pérenne dans l’ensemble des contraintes ? Si ce n’est pas possible, Comment y rester le plus longtemps possible ?
Enfin ces systèmes peuvent être perturbés par une action adverse ou plus simplement être soumis à des événements non contrôlables, imprévisibles, comme par exemple, le risque climatique, les conséquences d’une crise économique ou sociale, un séisme ou un tsunami. Dans nos régions, l’arrivée précoce ou tardive de la neige, les températures plus ou moins basses peuvent perturber les activités économiques de manière positives ou négatives selon le système considéré. La théorie des Jeux s’intéresse précisément à la question suivante : comment garantir, quelque soit l’action adverse (jeux à deux joueurs) ou quelque soient les incertitudes qui peuvent perturber l’évolution du système (jeux contre la nature), la viabilité du système ou la réalisation d’un objectif.

Voici très succinctement les sujets qui se cachent derrière ce langage savant. Reste l’expression « A la frontière de… » C’est toute la question de la Recherche Scientifique, en particulier la recherche motivée par des problèmes réels : pousser le plus loin possible les théories mathématiques qui, si elles sont générales, universelles et puissantes, restent pratiquement inexploitables sans un incontournable travail de réflexion et d’échange avec les autres disciplines. Rechercher c’est précisément explorer les frontières entre le réel et l’imaginaire, entre le théorique et le concret, entre la connaissance et l’ignorance.

Pourquoi avez-vous choisi le site de Saint Nicolas la Chapelle ?
Les chercheurs ont absolument besoin de communiquer, dire leurs réflexions, confronter leurs travaux, entendre les avis d’experts et d’autres chercheurs. C’est l’objet des congrès, colloques, workshop et autres séminaires. Un couple d’amis, l’un titulaire de la chaire Théorie des Jeux et Environnement et l’autre Professeure à HEC Montréal, m’a demandé si je connaissais des lieux propices à l’organisation de rencontres scientifiques permettant d’accueillir des conférenciers et des personnalités reconnues dans leurs domaines. Résident à Saint-Nicolas la Chapelle depuis trois ans, j’ai pris contact avec la nouvelle équipe « Lou Capitelle » qui a repris la gestion du centre de Marcinelle en Montagne, aujourd’hui « Les Balcons du Mont Blanc ». Ce lieu est en effet exceptionnel. Il est une chance pour Saint-Nicolas la Chapelle. Il est aussi une chance pour tous ceux qui y séjournent. Il offre l’avantage d’être une structure d’accueil parfaitement équipée pour l’organisation de rencontres scientifiques. Mais son premier atout est d’être situé dans un environnement exceptionnel offrant les meilleures conditions pour la réussite de telles manifestations tant sur les plans scientifique qu’humain.
Un atelier sera ouvert au public, pouvez vous nous en dire quelques mots ?
Parmi les participants au Colloque, huit chercheurs collaborent à un projet de recherche financé par l’A.N.R. (Agence Nationale pour la Recherche) dans le programme AGROBIOSPHERE. L’un des thèmes de ce projet consiste à définir le concept de « vulnérabilité » face à différents risques et à l’évaluer dans le contexte des petites exploitations agricoles en milieu insulaire tropical. Ce projet rassemble des mathématiciens, des informaticiens, des ingénieurs agronomes, des économistes et des chercheurs spécialisés dans l’étude des systèmes agroéconomiques des Antilles. Lorsque j’ai demandé à Harry Ozier-Lafontaine, Directeur de l’INRA Antilles-Guyane (Institut National de Recherche en Agronomie), qui participe à ces journées, s’il préférait découvrir la région ou rencontrer des personnes dont les activités sont en relation avec ses préoccupations professionnelles, il m’a sans hésitation répondu qu’il serait très heureux de rencontrer des « acteurs » dans ce domaine. De là est née l’idée d’une rencontre avec des personnes représentantes de différents secteurs d’activité agricole dans le Val d’Arly. Cette évènement prendra finalement la forme d’un atelier ouvert à toute personne intéressée par ces sujets avec pour thème central : « La vulnérabilité des petites exploitations agricoles en milieu insulaire et montagnard face à différents types de risque », sujet en relation directe avec les questions abordées au cours du séminaire. Pour ce partage d’expériences, quatre facettes des activités agricoles montagnardes seront présentées aux participants du séminaire et les chercheurs-ingénieurs agronomes présenteront différents aspects des pratiques agricoles dans les Antilles françaises. Le débat sera animée par une jeune colataine. Au cours de ces échanges, les personnes qui assisteront à la table ronde auront l’opportunité d’intervenir ou de poser des questions. L’atelier sera suivi d’un repas pris aux Balcons du Mont-Blanc permettant de prolonger cet échange dans la convivialité.

Pour participer à la table-ronde sur l'agriculture, insulaire ou montagnarde, rendez-vous au chalet IV des Balcons du Mont-Blanc-Marcinelle en Montagne à 18 heures, lundi 23 juin. Pour participer au repas qui suivra, 15 euros, réserver avant le dimanche 22, en appelant le 04 79 3 1 74 55.







lundi 9 juin 2014

La vulnérabilité de l'agriculture insulaire ou montagnarde

Lundi 23 juin, à 18h, aux Balcons du Mont-Blanc, une table ronde sur le thème de la vulnérabilité des petites exploitations agricoles en milieu insulaire et montagnard face à différends types de risques, est proposée et ouverte au public qui pourra intervenir en fin de réunion. Elle sera animée par Aurélie Pernollet et réunira quatre responsables d'exploitations agricoles du Val d'Arly représentant différentes filières de l'agriculture de montagne et des chercheurs de l'Institut National de Recherche Agronomique, INRA, Antilles-Guyanne, dont son directeur Harry Ozier-Lafontaine et des enseignants-chercheurs des Universités des Antilles, de Nancy et de Paris-Dauphine. Après la table ronde, les Balcons du Mont-Blanc- Marcinelle en Montagne, accueilleront tous ceux qui le souhaitent pour le dîner, participation de 15 euros et réservation avant le dimanche 22 juin auprès du centre, 07 79 31 74 55, ce moment permettant de prolonger les échanges dans un esprit de convivialité.