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jeudi 25 avril 2024

De l'ortie.

 

Rien à jeter


Urticante mais pleine de qualités, l’ortie était classée première de nos Simples par P.Lieutaghi. Il ne faut pas confondre la grande et la petite ortie, malgré leurs propriétés médicinales communes, car l’une est meilleure à manger que l’autre.

A Forcalquier vous en trouverez en empruntant le sentier qui serpente sous l’église St-Jean. L’ortie pousse souvent proche de l’habitat de l’homme, sur un tas de détritus ou de ferraille.

Première vertu, elle est hémostatique. On l’employait contre les hémorragies dès le XVIII° siècle. Vous saignez du nez ? Pressez une ortie pour en extraire le suc, imprégnez un bout de coton, et zou, dans les narines. Elle serait aussi efficace contre les diarrhées et dépurative. Profitez du printemps où l’ortie est tendre. Pour les maladies de peau ou l’urticaire, vous pouvez la consommer cuite ou en décoction en la préparant comme du thé. Sous cette forme elle s’emploie en gargarismes contre l’angine, les aphtes ou le mal des gencives. L’ortie est également bénéfique pour l’estomac.

La petite ortie moins fibreuse, se consomme en potage ou préparée comme des épinards. Elle aurait aussi la vertu de stimuler la glande thyroïde. On la conseille aux anémiés, aux convalescents et aux vieillards. Après avoir ôté la tige centrale, ciselez le reste que vous mêlerez à des œufs pour en faire une excellente omelette.

Outre cela elle était très connue des paysans il y a peu, car elle favorisait la lactation des vaches et elle était efficace pour engraisser les dindonneaux. Séchée au soleil elle constitue un aliment apprécié par les ânes et les chevaux.

Des orties placées entre les rangs de plantes médicinales favorisent leur teneur en huiles essentielles. Avec la grande ortie fibreuse on savait faire du papier, et même, comme en Haute-Savoie, des torchons très résistants. Seul inconvénient : leur couleur un peu verdâtre !


Jean PANTAILLE dans Haute Provence Info

De la part de l'ami André Lombard, de Viens en Vaucluse.


jeudi 16 novembre 2023

Emile Pernot & Pierre Lieutaghi.

Aujourd'hui, j'ai appris le décès de deux personnes rencontrées au cours de ma vie et qui m'ont marqué.


Emile Pernot, au sein du comité de rédaction de L'Ensoleillé, le journal paroissial de Saint-Anne -d'Arly-Montjoie. Nous avions sympathisés, j'appréciais son humanité et le regard affuté et amusé qu'il portait sur son village, Combloux, depuis le haut du clocher. 


Pierre Lieutaghi, lors d'un stage d'une semaine sur l'usage des " Simples " qu'il animait, fin des années 1970, à la demande des Foyers Ruraux à Mane, Alpes de Haute-Provence. Un savant qui avec simplicité savait transmettre ses connaissances, il n'est plus mais ses livres restent dont le " Livre des bonnes herbes ".  Ouvrage dont il m'a dédicacé un bel exemplaire de l'édition originale, chez Robert Morel, ce lors d'un séjour, des années plus tard à la Villa Jeannd d'Arc à La-Giettaz.





Ci-dessous un texte transmis par l'ami André Lombard.


Hommage

Pierre Lieutaghi, ethnobotaniste de grande renommée qui habitait Mane, vient de mourir. Pour exprimer toute notre gratitude à celui qui nous a fait redécouvrir les plantes à travers sa passion, je ne vois rien de mieux que de le citer. Voici donc, sous sa plume, des extraits de l’introduction au Livre des Bonnes Herbes édité par Robert Morel en 1966.

« Puisque je ne peux écrire pour les enfants eux-mêmes, j’écris en songeant à cet enfant que nous fûmes tous, allongé dans l’herbe humide, un matin de mai, et qui s’imprégnait dans une extase paisible, du parfum d’amitié des plus petites plantes…

Je crains la science qui veut goûter du fruit de l’arbre de la pointe de ses analyses : je reste devant l’arbre, devant la fleur et je contemple avec le moins d’intelligence possible pour essayer de donner au bois, aux pétales, le plus possible d’amour…

Je crois qu’il y eut un temps où, sans les connaître peut-être par leur nom, l’homme était proche des herbes. L’alliance alors se faisait d’elle-même : pour l’enfant malade, pour le père blessé, pour la mère fourbue par tant de pain pétri, par tant de lin tissé, et dont la vie s’effilochait un jour brutalement comme la laine du rouet quand l’axe vient à faillir, le peuple des simples déléguait un rameau, une touffe, un bouquet, qui, s’ils n’apportaient pas toujours la vie, était un don de la Vie forte à la vie qui faiblissait : l’échange était encore possible et la fumée qui montait plus tard d’un feu de myrte ou de sauge était le seul dû à la guérison…

Était-ce bien aveuglement, ignorance, que de partir la serpette à la main et le panier au bras, à un moment bien précis de l’année, de la Lune, de la journée, vers les collines qui battaient de sève comme le pouls de la terre ? »

Merci Pierre, pour avoir su en poète et avec talent nous dessiller les yeux. Regarde, pour accompagner ton dernier voyage, la nature a mis ses plus beaux habits.

Jean PANTAILLE


Et un lien: https://www.jne-asso.org/2023/11/15/le-deces-de-pierre-lieutaghi-pionnier-de-lethnobotanique/


samedi 12 mars 2016

Allez-y voir.

les-plantes

Pierre Lieutaghi, dont j'ai suivi, il y a longtemps, l'enseigement durant une semaine
dans son pays de Forcalquier. 

lundi 14 avril 2014

Pierre Lieutaghi.


Pierre Lieutaghi dont j'ai suivi l'enseignement lors d'un stage d'une semaine à Mane, à la fin des années 1970.

samedi 22 janvier 2011

Serge Fiorio et d'autres.

Photographie capturée sur La Provence.com Vous pouvez cliquer sur l'image pour visionner une vidéo.
Serge Fiorio, le peintre paysan de Montjustin nous avait ouvert sa porte, à Marie-Thérèse et moi, il y a plus de vingt ans. L'horloge qui comptait le temps dans sa cuisine s'est elle aussi arrêtée ce onze janvier dernier? Cette disparition vient après celle Jules Mougin en novembre dernier et de Bernard Clavel un mois plus tôt. Lucienne Desnoues qui vivait également à Montjustin, elle, les avait devancés en 2004. Je vous les cite tous, les documents ci-dessous vous diront les liens tissés entre eux et un peu avec moi.
Lettre de Serge Fiorio.
Dédicaces de Luciennes Desnoues.
Lettre de Bernard Clavel.
Lettre de Jules Mougin. * Lucienne Desnoues, ** Bernard Clavel, *** Serge Fiorio, **** Pierre Lieutaghi.