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jeudi 24 novembre 2022
samedi 1 juillet 2017
Le message est passé.
Steve Lévy au centre.
Steve Lévy a rencontré hier après-midi quelques colatains, huit, ce qui parait peu mais cela a permis un échange approfondi sur son ouvrage, Mémoires cousues de silences. Je laisse la plume à deux d'entre eux. Personnellement j'ai appris il y a peu le décès d'une amie de ma
mère qui avait été cachée dans Flumet. Ma grand-mère avait caché la
cousine. Depuis, elles étaient restées très proches et fraternelles.
C'est pour cela que j'étais très émue hier. D'un point de vue
moins personnel j'ai été choquée d'apprendre qu'il y ait encore tant de
haine en France. La méchanceté humaine est triste. Aucun progrès en
vue. Et puis je n'avais jamais pensé à la difficulté d'être
descendant de ceux qui ont souffert de la guerre. On voit un peu
pourquoi les descendants d'immigrés, aussi, peuvent être mal à l'aise. On ressort bien triste de cette causerie...Et: à mon tour, volontiers, je partage mon "ressenti" à la suite de
la rencontre de Steve Lévy. Tout d'abord j'ai beaucoup apprécié la personnalité attachante et
engagée de Steve Lévy qui a passé sa vie à lutter contre la
ségrégation, le racisme et a essayé de comprendre pourquoi la
haine pouvait aujourd'hui encore habiter le cœur de certaines
personnes et surtout des jeunes à la dérive. Trois points ont retenu mon attention. Le premier est l'actualité de ce problème. Nous pensons souvent
que la Shoah appartient au passé et qu'aujourd'hui cela ne
pourrait plus exister. Pourtant Steve nous rappelle par ses
témoignages, et avec beaucoup de tristesse contenue que non : Il y
a aujourd'hui en France l'existence d'un antisémitisme qui ne se
cache plus et s'étend à d'autres communautés. Le second point est que, qu'à l'intérieur du judaïsme, comme au
sein de l'Islam aussi bien qu'au sein de l'église catholique, il y
a des extrémismes tout aussi violents entre ceux qui défendent une
orthodoxie extrême et ceux qui défendent une culture pacifiste et
respectueuse des autres. C'est également vrai pour l'athéisme. Ceci pose la question du pourquoi, et c'est le troisième point.
Bien sûr, si l'on regarde certaines personnes et entendons
certains discours qui banalisent la violence et font l'éloge de
l'irrespect, on comprend qu'une partie fragile de la société
s'imprègne de cette violence. mais sur cette question, Steve Lévy
a apporté un éclairage très fort. En effet, ses talents
pédagogiques lui ont permis pendant deux ans de travailler dans le
milieu carcéral auprès de jeunes qui ont perdu tout repère et qui
s'enorgueillissent presque de faire un "stage" en prison. Steve
Lévy a témoigné de ses rencontres et parfois de ses inimaginables
réussites à avoir pu créer un pont, entrer en dialogue, toucher la
main, redonner confiance à des jeunes qui sont souvent maltraités
par certains de leurs geôliers qui parlent d'eux en des termes
affreux que ne peux rappeler. En écoutant Steve parler de ces
jeunes, je n'ai pu n’empêcher de penser que ces jeunes aussi
condamnables soient-il vivaient eux aussi une détention
déshumanisante. Que faire ? Cet entretien avec Steve a été très percutant et n'a laissé
personne indifférent parmi les personnes présentes au Savoy. En
tout cas je lève mon chapeau à celui qui a su avec beaucoup de
tendresse, de tact mais aussi sans concession parler de sa mère
qui a terriblement souffert de la chasse des juifs et évoqué bien
sûr le combat de cette immense femme qu'a été Simone Veil et qui
vient de nous quitter. Je terminerai en reprenant cette phrase éloquente de Steve Lévy :
"Dans le ventre il ne peut y avoir que deux choses : la peur et la
faim".
lundi 26 juin 2017
Rencontre avec un passeur de mémoire.
Une
rencontre est proposée, vendredi 30 juin, à 17 h 30 au café le Savoy, à
St Nicolas, Steve Lévy, qui par son livre; Mémoires cousues de
silences, tente de se faire le passeur de l"indicible vécu par des
membres de sa famille et bien des leurs dans les camps d"extermination
nazis et s"interroge aussi sur les autres folies meurtrières de notre
temps. Steve Lévy est enseignant et c'est au retour d' un accompagnement
d'élèves à Auschwitz que le besoin impérieux de témoigner et
questionner s'est manifesté en lui. Steve Lévy vit une partie de
l'année à Héry-sur-Ugine.
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mardi 30 mai 2017
Jean-Pierre Raison publie son douzième ouvrage.
En 2011, cela ne nous rajeunit pas, je vous présentai le premier ouvrage de Jean-Pierre Raison, un récit où il racontait sa galère et ses déboires de correspondant local de presse. Aujourd'hui il publie son douzième livre dont vous pouvez prendre connaissance grâce aux fichiers de cette page. Vous pouvez le commander auprès de l'éditeur, auprès de votre libraire, (ISBN-10 : 2312051273 — ISBN-13 : 978-2312051277) et en dernier recours sur des plateformes que je ne nommerai pas. Bonne lecture !
mercredi 9 mars 2016
L'oiseau de d'or s'est posé à Saint-Nicolas-la-Chapelle.
Jeudi trois mars, Clotilde Brunetti-Pons, résidente secondaire dans notre village, a rassemblé autour d'elle et de son premier roman, L'oiseau d'or, paru fin 2015 aux Éditions Amalthée, de nombreux colatains qui ont pu ainsi obtenir une dédicace sur leur exemplaire mais aussi échanger longuement avec l'auteur. Clotilde Brunetti-Pons est maître de conférence à l'Université de Reims, elle y enseigne le droit et est spécialiste de l'enfance et de la famille. Domaine qui est en filigrane de son ouvrage portant un titre de conte et nous savons que les contes de fées nous offrent plusieurs lectures. Dès les premières pages, le lecteur est happé par l'histoire qui s'ébauche, écrite d'une plume claire et fluide, et nous emmène dans un milieu bourgeois et aisé où mai 1968 a laissé des traces ou même abolit les anciennes valeurs. Les enfants, frères et sœurs, cousins et cousines et amis, rencontrés dans les premiers chapitres deviendront vite des adolescents et jeunes adultes, lycéens puis étudiants, jouissants d'une grande liberté. Liberté sans frein aucun pour certains, d'autres, dont les parents étaient toujours aimants et présents, gardant respect des autres et d'eux même. C'est autour de Sophie, personnage central, que se déroule sur quelques années l'histoire de ces jeunes gens avec son lot d'échecs ou de réussites scolaires, de brouilles et querelles, de ruptures et de retrouvailles, de coucheries ou d'amour non déclaré. Commencé durant un temps de vacances, dans une maison de famille au bord de la mer, c'est aussi en été que le récit au dénouement tragique touche à son terme et lâche enfin le lecteur. Dans l'une des pages de titre, il nous est dit que toute ressemblance avec des personnes réelles serait de pure coïncidence, permettez moi d'en douter, pour nous rendre ce récit imaginaire si prenant et attachant, la romancière l'a certainement nourri d'un peu de vécu, transmuté par la grâce de son écriture et peut-être par la magie de L'oiseau d'or!
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lundi 8 février 2016
mardi 19 janvier 2016
samedi 9 janvier 2016
Allez-y voir.
http://www.jeanlouptrassard.com/
Tout y est goûteux et tout particulièrement cette page.
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Jean-Loup Trassard
samedi 19 décembre 2015
dimanche 29 novembre 2015
Jean Joubert.
Cliché:
© Murielle Szac-Ed.B.Doucey
" L'homme de sable ", " Les enfants de Noé ", ces œuvres de Jean Joubert, je les ai relues maintes fois sans me lasser. Jean Joubert, 87 ans, vient de poser sa plume qui l'an dernier nous avait encore donné , " L'alphabet des ombres ", son ultime recueil de poésie. L'hiver est propice à la lecture, rendez visite à votre libraire et demandez lui du " Jean Joubert " ce sera le plus bel hommage à ce grand poète.
mercredi 28 octobre 2015
vendredi 11 septembre 2015
mardi 20 janvier 2015
Le temps de lire.
Le temps est propice à la lecture, ça tombe bien, notre compatriote Christian Combaz vient de publier chez Flammarion un nouveau roman, Votre serviteur. Courez chez votre libraire et s'il ne l'a pas sur ses tables ou rayons, pressez-le de s’approvisionner!
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dimanche 4 janvier 2015
Histoire d'en lire. Louis-Ferdinand Céline.
« D’UN CHATEAU
L’AUTRE »
Louis-Ferdinand CELINE
Editions Gallimard et Poche
« D’un
château l’autre », cœur d’une trilogie avec « Nord » et
« Rigodon », relate la fuite en 1944 de Céline, comme tant de
sympathisants ou collaborateurs du régime de l’occupant et celui du Maréchal
Pétain. Au lendemain du succès de son premier roman « Voyage au Bout de la
Nuit », Céline offrait une évolution sémantique du style conforté par l’expression
orale, l’écrit classique, les formules populaires.Il introduisait aussi une
structure inédite du roman, chroniqué en début et en fin, de forme éditoriale,
aiguisée et amère, quant au milieu court à une vitesse folle l’histoire
principale. Céline hâbleur, se permettait ainsi de régler ses comptes avec
tous ; les uns égratignaient son orgueil d’écrivain à succès et les autres
boudaient le docteur Destouche.
« D’un
Château l’Autre », écrit en 1957, ne déroge pas à la règle ; bien au
contraire l’auteur, plus aigri encore,se plaint de sa condition suite aux invectives
fomentées depuis son amnistie gagnée par le très habile Maitre Tixier-Vignancourt en
Avril 51. En cause, la compromission progressive de Céline avec l’antisémitisme
exhorté dans ses pamphlets et les complaisances avec le régime Pétainiste. Il
dodeline entre aigreurs et coups de gueule dont sa mauvaise foi se dissimule
par une formulation lapidaire mais truculente. Malgré ses digressions
convulsives, Il conte la vie absurde, hallucinante, des fuyards de Vichy à
Sigmaringen et au château des Hohenzollern. Céline, le souffreteux de Meudon, retrace
son arrivée à Sigmaringen au bout d’un voyage insensé dans une Allemagne en
flamme avec la complicité d’officiers allemands,déjà avouée dans
« Nord ».
Ici,
l’auteur fait jubiler son style, célèbre le ton fulgurant, métaphorique.Il joue
les rhéteurs àla formule bien faite, courte, claque sans crier gare et
constitue le seul élément littéraire pour raconter une histoire. Une histoire
au demeurant tragique, ensanglantée, assourdissante de bombes, de menaces pour
le genre humain, qui se transforme en une ode indicible, absurde, insensée,
extravagante, clairsemée de drôleries épiques dont les faits dépassent tellement
l’entendement qu’ils ne représentent aucun sens pour un esprit raisonnable.
C’est précisément là où Céline parle au lecteur lorsque la vie est décrite par
le prisme de l’absurde.
A
Sigmaringen, Céline conte, chronique des tableaux hallucinants de la vie
quotidienne des ministres de Pétain, la survie des réfugiés français au cœur de
l’épopée de Lili (femme de Céline), La Vigue (l’acteur Robert le Vigan) et de lui-même. Au milieu des petites combines,
toute cette faune étrange est aux abois sur le vaisseau fantôme d’une belle
débâcle. Céline nous gratifie de toutes les exactions, de
toutes les horreurs, de tous les chaos que la guerre laissa en pâture, mais
bizarrement et non sans quelques gênes, le lecteur est fasciné, hypnotisé dans
« son métro émotif ». Sa sémantique unique et l’art de la formule
détonne ; on rit même, dans un environnement ruiné, léché par les flammes
de toutes les couleurs d’où converge une poésie surréaliste. Yves Toussaint.
Un
livre donc, à lire ou à relire «D’un Château l’Autre» de Louis-Ferdinand Céline,
recommandé par l’Echolatain.
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contribution au blog,
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Histoire d'en lire
lundi 8 décembre 2014
Histoire d'en lire. Roger Frison-Roche.
La
Peau de Bison
De
Roger Frison-Roche
La
terre incommensurable
du grand nord canadien est le décor sauvage de « La Peau de
Bison », premier de deux romans sur le thème de « Terre
de l’Infini », écrits au début des années 70.
Aviateur
dans la R.A.F pendant la seconde guerre mondiale, Max Gilles est un
héros désabusé de quatre ans d’un conflit sans précédent. De
retour à la libération dans sa riche famille bourgeoise
grenobloise, il est oppressé par la course au profit de l’entreprise
familiale. Il semble rechercher ce que la civilisation a abandonné
de sincère et de vertueux. Dépité, Max part et devient pilote
indépendant dans le grand nord. Il est le lien vital entre les
populations de ces terres perdues de l’extrême canadien, depuis
l’agglomération de Yellowknife. Le fret, le ravitaillement, lui
permettent de survoler quotidiennement en avion aéroglisseur les
taïgas aux forêts denses et compactes, les lacs « brillants
comme des joyaux dans le creuset des roches polies », jusqu’à
l’infini bout du monde stérile perpétuellement glacé de la mer
arctique. Un univers hostile qui lui promet pourtant un havre de paix
inespéré. A Snowdrift, village indien, dernier repère pour la
civilisation avant les solitudes glacées, Max organise sa vie en
harmonie avec la nature et sa rigueur polaire. Chasseur d’aurores
boréales, il coule un amour profond avec Rosa, une jeune indienne
fière et généreuse aux longues tresses de soie noire qu’il
rencontre au cours d’une chasse dantesque. Ils ramèneront un Bison
leur assurant nourritures et matériaux chauds, symbole de leur
union. Leur amour se consolide pur et sauvage contre les a priori
raciaux de la petite communauté. Près de rosa, la vie lui enseigne
la responsabilité, l’humilité, les choix essentiels, l’autonomie
et vivre libre. Tandis que Max accomplit une mission délicate, Rosa
périt au cours d’une chasse aventureuse. Désespéré, éperdu de
douleur, un monde s’écroule, Max rentre en France.
La
banlieue de Grenoble
compose de nouveau son univers d’égoïsme et de solitude. Son
frère, richissime industriel, l’accueille dans une famille
indifférente à ses valeurs.
Mais
Bruno, neveu de Max, en marge du cadre familial, déchiré de nature
rebelle, fugue et se drogue. Arrêté à Amsterdam, Max ramène Bruno
et lui propose de vivre une vie radicalement opposée, pleine
d’abnégation, d’authenticité et de liberté. Alors que Max
retourne définitivement dans le Grand Nord, Bruno ne tarde pas à le
rejoindre.
Frison-Roche,
expressionniste de la nature, conduit l’humain à l’essentiel :
sa survie, et pour cela l’harmonie avec son environnement. De là,
la rigueur de la nature devient une opportunité dans la passion des
grands espaces naturels ; recherche et connaissance apportent
adaptation et autonomie dans une communion avec les phénomènes
naturelles, les eaux, le minéral, le végétal. Cette passionnante
aventure est une formidable épreuve de solidarité pour l’homme
dans son environnement et une leçon d’altérité, on ne peut plus
d’actualité. Yves Toussaint.
Un
livre donc, à lire ou à relire « La
Peau de Bison » de Roger Frison-Roche, recommandé
par l’Echolatain.
Le cliché,Edmond Burnet-Fauchez, illustrant cet article a été pris il y a de nombreuses années lors d'une assemblée générale de l'association des Amis du Parc national de la Vanoise, en Tarentaise.Roger Frison-Roche est ici en compagnie de Jean-Marc Ouvrier-Buffet qui participait à l'époque aux randonnées du Foyer rural.
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