Vous trouverez ici quelques moments de la vie du village et de la vallée, quelques commentaires, quelques réactions, quelques témoignages du passé, réunis dans le désordre au fil d'une démarche bénévole, personnelle et quotidienne. Les outils et l'hébergement ont coûté cette année, les yeux de la tête.
Pour aller aux sites proposés par la barre horizontale supérieure, deux clics sont nécessaires, un premier sur l'intitulé du site et un deuxième sur l'image fixe qui apparait, merci.
Pour rechercher un ancien article de ce blog, allez au sommet à gauche.

Et n'oubliez pas d'agrandir les images en cliquant dessus !


Pour me contacter: eburnetfauchez@gmail.com

Messages les plus consultés

Archives du blog

Rechercher dans ce blog

samedi 6 juillet 2019
Si c'était ton fils...
Si c'était ton fils
Tu remplirais la mer de navires
Et de n'importe quel drapeau.

Tu voudrais que tous ensemble
À des millions
Ils fassent un pont.
Pour le faire passer.

Attentionné,
Tu ne le laisserais jamais seul.
Tu ferais de l'ombre
Pour ne pas que brûlent ses yeux,
Le couvrir
Pour ne pas qu'il se mouille,
Des éclaboussures d'eau salée.

Si c'était ton fils, tu te jetterais à la mer,
Tu tuerais le pêcheur qui ne prête pas le bateau,
Crierais pour demander de l'aide,
Aux portes des gouvernements qui se ferment
Pour revendiquer la vie.

Si c'était ton fils aujourd'hui, tu serais en deuil,
Tu détesterais le monde, tu détesterais les ports.
Pleins de ces vaisseaux immobiles.
Tu détesterais ceux qui les gardent inaccessibles.
A cause de qui les cris
ont toujours le goût l'eau de mer.

Si c'était ton fils, tu les appellerais.
Lâches inhumains, parce qu'ils le sont.
Ils devraient t'arrêter, te garder, te bloquer,
Tu voudrais leur casser la gueule,
Car nous sommes tous dans la même mer.

Mais ne t'inquiète pas, dans ta maison tiède.
Ce n'est pas ton fils, ce n'est pas ton fils.
Tu peux dormir tranquille
Et surtout serein.
Ce n'est pas ton fils.

Ce n'est qu'un fils de l'humanité perdue,
De l'humanité sale, qui ne fait pas de bruit.

Ce n'est pas ton fils, ce n'est pas ton fils.
Dors bien, bien sûr.
Ce n'est pas le tien.


Serge Guttilla